PEROU

 

DE PIURA A L’AMAZONIE

 

pérou RETOUR

 

DIMANCHE 5 JANVIER 2014

22° / 28° / 19° / 28° - Soleil / Couvert

L’entrée au Pérou se fait sans aucun problème et rapidement. Nous sommes les seuls aux bureaux.

Nous pouvons même acheter notre SOAT, l’assurance véhicule, dans une arrière cours de restaurant où un comptoir en bois « Seguro Positiva » est disposé au milieu d’un bric-à-brac. Le principal est que nous repartions avec notre assurance, un souci de moins.

 La route est bonne, le paysage aride, avec des petits buissons plutôt desséchés. Puis nous progressons au milieu de plantations de manguiers ; cela nous change des bananes ! C’est l’époque de la récolte ; nous voyons partout de belles mangues jaunes que nous connaissons mais surtout des violacées qui ne sont que très rarement sur les étalages. Même en ce dimanche, les locaux s’activent et remplissent des caisses, des camions.

 AVANT SULLANA (2)

Puis la verdure disparaît et nous atteignons SULLANA puis PIURA, la grande ville où nous devrions trouver notre banque, la HSBC. Comme souvent, les informations sont périmées et à l’adresse indiquée sur internet, nous tombons sur une autre banque. La HSBC a changé de nom, nous dira une personne questionnée dans la rue. Nous en déduisons qu’elle a fermé ses portes ! Nous retirons donc nos Soles péruviennes à la BANBIF toute proche, une autre banque internationale, et reprenons la route.

 Au Pérou aussi nous allons rouler rapidement puisque nous connaissons le pays. Ce sera direction Lima par la côte, même si elle est réputée être très monotone !

 Le paysage devient de plus en plus aride et au bout de 50 km, nous sommes en plein désert. Par moment, quelques bosquets d’acacias surgissent, sinon c’est l’immensité du désert, avec le sable qui balaie la bande de goudron qui le traverse. Circulez, il n’y a rien à voir ; et c’est ce que nous faisons.

 AVANT LAMBAYEQUE (2)

AVANT LAMBAYEQUE (1)

 Deux cents kilomètres nous séparent de la ville suivante, Lambayeque. La route est un peu rapiécée par endroits mais correcte quand même et nous arrivons le soir à LAMBAYEQUE où nous nous installons près d’une belle petite place.

Dommage qu’à 21 H des gens fassent un karaoké juste au dessus de nous.

 Km au compteur : 72 168

Km du jour : 368

 

LUNDI 6 JANVIER 2014

22° / 27° - Nuageux

Avant de quitter la ville, nous partons en courses et retrouvons avec plaisir un vrai marché typique péruvien, avec une offre bien variée de produits frais. Nous avions oublié que les prix de l’alimentation étaient aussi bas ici mais aussi que les Péruviens étaient si petits ; il y a vraiment une différence de taille avec les pays voisins.

 Nous partons ensuite sur CHICLAYO pour trouver un centre commercial et un point de vente de l’opérateur téléphonique Claro pour faire recharger notre carte Sim internet. Il nous reste ensuite à plancher sur le micro pour réussir à configurer le modem. Cela avait fonctionné lors de notre 1er passage, nous devrions donc réussir.

 Nous déjeunons en vitesse et sommes prêts à reprendre la Panam.

 La côte péruvienne étant désertique, nous retrouvons … le désert ! Du sable et de temps en temps de petites montagnes rocailleuses. Puis, par endroits, un peu de terre apparaît permettant des cultures comme cette société agricole qui possède 696 hectares d’arbres fruitiers. Le panneau n’indiquait pas combien de tonnes d’eau étaient nécessaires pour irriguer les plantations.

Puis les montagnes sont plus proches et fournissent probablement de l’eau car des rizières apparaissent, entrecoupées de sociétés de traitement et de stockage de riz.

 La suite du parcours est moins monotone ; des villages et petites villes jalonnent la route, entourés de champs de canne à sucre.

 Nous nous stoppons à HUANCHACO, une station balnéaire où nous savons qu’un parking sur la plage nous assure un bivouac agréable.

C’est calme et nous sommes bercés par le bruit des vagues.

 Km au compteur : 72 394

Km du jour : 226

 

MARDI 7 JANVIER 2014

22° / 30° - Soleil

Nous rejoignons la grande ville proche, TRUJILLO où nous avons les coordonnées GPS d’une usine à gaz. On ne peut pas dire que l’accueil y soit sympathique car la discussion se passe au travers d’un petit carré grillagé, on croirait une prison. Mais on nous y remplit notre bouteille sans problème (30 Soles / 10 kg).

 Puis c’est de nouveau la Panam qui traverse d’immenses champs de canne à sucre puis des cultures diverses. Les camions croisés et les gros tas de pastèques en bord de route témoignent de l’activité locale.

 AVANT CHIMBOTE (1)

AVANT CHIMBOTE (3)

 On a l’impression que les plantations essaient de grignoter et de dompter le désert ; les dunes de sable ne sont jamais bien loin.

 AVANT CHIMBOTE (5)

 Et quand le désert n’est pas cultivable, ce sont d’énormes élevages de poulet qui sont installés en bord de mer.

 DESERT DE CASMA A PARAMONGA (10)

 Nous arrivons ainsi jusqu’à CHIMBOTE, encore une grande ville que nous traversons pour y faire des courses.

 Le soleil se couchant de plus en plus tard, vers 18H45 actuellement, nous avons le temps de poursuivre jusqu’à TORTUGAS, un village en bord de mer.

C’est encore un parking tout près de l’eau qui nous accueillera ce soir.

 Km au compteur : 72 587

Km du jour : 193

 

MERCREDI 8 JANVIER 2014

21° / 29° - Soleil

Notre premier tronçon CASMA / HUARMEY / PARAMONGA n’est que désert mais il est beau, avec ses grandes dunes de sable, ses montagnes caillouteuses légèrement colorées et des vues fréquentes sur l’océan.

 DESERT DE CASMA A PARAMONGA (1)

DESERT DE CASMA A PARAMONGA (9)

 Avec un beau paysage, la route défile plus vite.

 DESERT DE CASMA A PARAMONGA (5)

 Malheureusement, nous y retrouvons également l’habitat en paille ; quelques cahutes isolées où l’on a du mal à croire que la vie y soit possible. Pourtant nous y avons vu des familles assises dehors sur des bancs. Qu’attendent-ils, le passage du camion d’eau ? Que peuvent-ils espérer de la vie ? La mer est approche, est-ce leur moyen de subsistance ? La seule chose dont nous sommes surs est que la vie doit y être très dure.

 DESERT DE CASMA A PARAMONGA (4)

DESERT DE CASMA A PARAMONGA (11)

 Soudain, après environ 160 km, la végétation réapparaît, avec des cultures et même des lauriers roses en fleurs.

 JUSTE AVANT PARAMONGA (1)

 La Panam nous permet de contourner PARAMONGA et de poursuivre sur HUACHO puis CHANCAY. Le paysage est maintenant moins joli, un désert gris, plutôt tristounet.

 Alors que la brume commence à envahir la côte, nous nous stoppons à CHANCAY pour le bivouac. Après un tour à pieds dans la rue piétonne, nous trouvons un coin sympa le long de la mer où nous pensons dormir. La discussion avec un restaurateur voisin nous en dissuade car il insiste sur la dangerosité des lieux ; beaucoup de drogués y viennent la nuit et il y a souvent des problèmes. Nous repartons donc vers le centre ville et nous stationnons dans une petite rue devant la caserne militaire. L’arrêt sur cette ville n’était pas vraiment une bonne idée car en plus il flotte par moment une forte odeur de poisson dans toute la ville.

 Km au compteur : 72 902

Km du jour : 315

 

JEUDI 9 JANVIER 2014

21° / 28° - Soleil / Nuageux

En quittant la ville, nous longeons de nombreuses usines à poissons qui ressemblent plutôt à des raffineries avec leurs grosses citernes et leurs tuyaux de partout. Vu l’odeur désagréable, pas de doute, ce sont des sardines qui vont aller en boîtes (pas de nuit).

 La route s’élève au-dessus de l’océan, nous offrant un beau paysage.

 ROUTE ENTRE CHANCAY ET LIMA (1)

Aujourd’hui au programme nous avons la traversée de LIMA et nous nous attendons donc à galérer.

 La Panam nous mène sur une sorte de périphérique où la conduite est des plus anarchique ; les Péruviens changent de file toutes les 10 secondes, se glissent en travers dans le moindre trou et en plus c’est saturé.

Finalement nous quittons ce périphérique et rentrons dans la ville beaucoup moins embouteillée. Nous la traversons par de grandes avenues aux magasins modernes et où Mac Do, KFC sont bien installés …

 Du coup, nous profitons d’un grand magasin d’électroménagers pour acheter un petit aspirateur. Ici c’est du 220 V donc pas de problème.

 Puis nous rattrapons le bord de mer et longeons les beaux quartiers, Miraflores et Barranco. Depuis notre visite, il y a de nombreuses années, la falaise s’est couverte de buildings. Beaucoup sont très hauts et les derniers étages sont même dans la brume.

 LIMA (3)

 Nous faisons un petit arrêt en bord de plage qui est d’ailleurs plutôt moche. Nous avons vu des tonnes de sable et ici ce sont des galets.

 LIMA (4)

 Apparemment, c’était mieux un peu plus loin car il y a d’immenses parkings bondés de centaines de voitures et la plage semble noire de monde.

 LIMA (5)

 Nous quittons la ville sans trop de problèmes et rejoignons la Panam.

 Dans le sens nord – sud, il y a très peu de péages jusqu’à Lima. Par contre, à partir d’ici ils sont très nombreux et je décide donc de repartir en bataille pour ne pas payer pour deux essieux alors que nous n’en avons qu’un. Forcément, nous faisons des haltes plus ou moins prolongées aux 4 péages du jour mais patience et persévérance paient toujours.

 La Panam est couverte de panneaux publicitaires et certains sont super et donnent une impression de relief car en fait les objets sont découpés et dépassent du cadre du panneau. Les photos seront peut-être plus explicites …

 PANAM A LA SORTIE DE LIMA (1)

PANAM A LA SORTIE DE LIMA (3)

 Petite anecdote, alors que nous faisons le plein de gasoil, probablement pour nous remercier d’être un bon client, nous avons droit à un cadeau assez original : un rouleau de papier toilette, un petit savon et un chiffon rouge, chiffon que tous les gardiens de parking ont ici pour donner un coup de propre aux voitures ; finalement c’est plus utile qu’un calendrier …

 Nous roulons jusqu’à CERO AZUL, une petite station balnéaire où nous trouvons un emplacement le long de la plage pour notre bivouac du jour.

 CERRO AZUL

 Km au compteur : 73 121

Km du jour : 219

 

VENDREDI 10 JANVIER 2014

22° / 28° - Brume / Soleil

Une alternance de cultures et zones arides nous mène à CHINCHA, une ville bien commerçante avec énormément de vente de vins produits localement.

 L’étape suivante est pour PISCO, renommé pour son alcool du même nom.

 Tout près, le bourg de SAN ANDRES est réputé pour ses coquilles Saint Jacques. Nous en avions achetées en montant vers le nord mais aujourd’hui le marché est vide. Apparemment ce n’est pas l’heure, les coquilles n’arrivent que dans l’après-midi.

A signaler, un très bon almuerzo à un angle de la place principale à la terrasse tout en bambou. Une très bonne cuisine pour 6 Soles.

 Nous poursuivons vers PARACAS pour pénétrer dans la réserve.

 RESERVE PARACAS (1)

Nous la connaissons mais nous avions tellement aimé la piste qui mène à LAGUNA GRANDE que nous souhaitons la refaire. Elle passe d’abord par les sites touristiques de la réserve dont la fameuse cathédrale qui a perdu son arche il y a quelques années. La falaise est magnifique.

 RESERVE PARACAS (2)

 Après avoir longé les marais salants avec de beaux flamands roses, la piste slalome dans les dunes. Le paysage est superbe avec de belles montagnes sablonneuses colorées.

 PISTE VERS LAGUNA GRANDE

 

 Elle nous mène au village de pêcheurs de LAGUNA GRANDE qui manque cruellement de vie. Il y a beaucoup de barques mais où sont les pêcheurs ?

 LAGUNA GRANDE

 Le décor est superbe et nous restons bivouaquer un peu à l’écart du village, entre la mer et les dunes de sable. A part le bruit du vent, rien ne vient perturber le calme ambiant.

 La nuit tombée nous constatons que le village n’a pas l’électricité et nous n’y voyons aucune lueur. Avec le silence impressionnant qui nous entoure, nous avons l’impression d’être en plein désert.

 Km au compteur : 73 284

Km du jour : 163

Altitude : 0

 

SAMEDI 11 JANVIER 2014

20° / 29° / 16° - Soleil / Nuageux / Brouillard

Les 30 km de piste qui nous séparent de la Panam sont superbes. Nous sommes seuls au milieu des dunes colorées ; le vent a façonné de petits monts de sable qui rappellent les paysages du désert nord africain. Un parcours comme nous les aimons.

 PISTE RETOUR DE LAGUNA GRANDE (4)

PISTE RETOUR DE LAGUNA GRANDE (3)

PISTE RETOUR DE LAGUNA GRANDE (1)

 Nous reprenons la route qui rentre maintenant dans les terres. Les immenses propriétés agricoles se succèdent ; beaucoup de fruits et des vignes.

 Un court arrêt déjeuner à ICA et nous poursuivons.

La route devient sinueuse, taillée à flancs de montagnes très rocheuses sur lesquelles absolument rien ne pousse. Nous surplombons la vallée de PALPA, une belle oasis verdoyante.

 ROUTE DE ICA A PALPA

 OASIS DE PALPA

 Passée la ville, nous retrouvons des lignes droites qui traversent des champs de cailloux. Nous atteignons la région des fameuses lignes de Nazca. Cette fois, il n’y a personne à la tour d’observation, nous y grimpons donc. La vue permet de découvrir 2 figures géométriques, l’une représente une main et l’autre un arbre (vu à l’envers depuis la tour). Ces lignes énigmatiques, invisibles du sol, sont en fait comme des petits sillons creusés dans les cailloux.

 LIGNES DE NAZCA (1)

LIGNES DE NAZCA (2)

 Nous arrivons sur Nazca. C’est là que nous bifurquons et prenons la route qui part à l’assaut de la montagne ; nous devons traverser la Cordillère pour atteindre Cusco, situé à un peu plus de 600 km, soit 2 jours de route.

 La route grimpe très vite et nous tombons dans la brume puis dans un épais brouillard avec une chute vertigineuse de la température ; la visibilité ne dépasse pas 10 m.

Nous avançons doucement mais lorsque nous tombons sur un camion qui roule à 10 à l’heure, nous comprenons que cela va être très dur ; vu les conditions, il est impensable de le doubler et nous allons devoir le suivre sur des dizaines de km. Comme il est presque 18H, nous cherchons un coin pour nous stationner. Par chance, voyant une entrée de terrain, nous nous y engouffrons. Heureusement il y a un espace plat, nous pouvons rester là et voir si demain les conditions s’améliorent.  Nous n’avons fait qu’une vingtaine de km en montagne et nous dépassons déjà les 2 300 m !

 Km au compteur : 73 567

Km du jour : 283

Altitude : 2 360 m

 

DIMANCHE 12 JANVIER 2014

13° / 15° / 10° / 15° - Soleil / Nuageux

Nous nous réveillons sous le soleil et découvrons notre environnement. En fait nous sommes dans un petit village, HUALLHUA, avec beaucoup de vieilles maisons délabrées qui semblent inoccupées et sommes entourés de montagnes.

 Nous reprenons la route qui continue son ascension vers les cimes des montagnes.

 

ROUTE APRES HUALLHUA (2)

D’abord très aride, la végétation apparaît peu à peu puis à partir de 3 400 m, les guanacos broutent sur les pentes des montagnes. Le paysage est joli et nous arrivons à la ville de PUQUIO que nous longeons, sans rentrer dans son centre aux petites ruelles.

 Nous continuons à grimper et au fur et à mesure des km, la vie humaine s’estompe, nous arrivons en très haute montagne. C’est le territoire des lamas et alpagas.

 

HAUT PLATEAU APRES PUQUIO (4)

 Nous atteignons un immense plateau, à 4 500 m où plusieurs lacs de montagne embellissent le paysage.

 

HAUT PLATEAU APRES PUQUIO (1)

HAUT PLATEAU APRES PUQUIO (3)

 C’est l’heure de déjeuner mais il n’y a aucun village. Nous finissons par nous décider à nous préparer notre repas mais chaque geste est difficile et nous donne l’impression de suffoquer ; nos mouvements sont mal coordonnés,  il ne faut pas rester là trop longtemps.

 Peu de temps après notre départ, la route descend enfin et nous mène vers une vallée où nous allons suivre le torrent tout l’après-midi. C’est une pente douce ininterrompue avec la traversée de quelques petits villages.

 DESCENTE DE L'ALTIPLANO (1)

 En fin de journée, nous nous arrêtons dans un « récréo camping restaurant » pour savoir si nous pouvons y passer la nuit. L’accueil y est très gentil et nous nous installons. C’est en fait un grand terrain privé où les familles des villes viennent passer la journée pour se détendre, jouer au ballon, déjeuner au grand air. C’est typique de tous les pays d’Amérique du sud.

 Nous ne sommes plus qu’à 2 050 m et nous nous sentons beaucoup mieux !

 A la nuit tombante, chacun regagne son domicile et nous restons seuls sur le grand terrain avec la maison des propriétaires tout au fond.

La pluie se met à tomber, elle va peut être laver le camion qui est dans un sale état.

 Km au compteur : 73 948

Km du jour : 381

Altitude : 2 050 m

 

LUNDI 13 JANVIER 2014

15° / 22° / 15° - Soleil / Nuageux / Petite pluie

Réveillés par le chant des oiseaux, l’endroit est vraiment tranquille et agréable, au creux de la montagne. Nous décidons d’y rester la matinée car on a un peu de bricolage à faire.

 

CAMPING RECREO AVANT ALBANCAY (1)

 Nous déjeunons sur place et Jean-Marc en profite pour manger du cuy ! (c’est du cochon d’inde, un met réputé pour les jours de fête dans ce pays). La famille a un élevage mais aussi des poulets qui me tentent plus. Nous faisons un très bon repas, pris en plein air.

 CAMPING RECREO AVANT ALBANCAY (2)

 Après avoir visité le jardin, il est temps de reprendre la route après cette halte bien agréable ; une famille très accueillante et sympathique qui nous donne même quelques provisions pour la route, avocats, bananes et pop-corn.

Une adresse à retenir pour faire une pause sur la route Nazca – Cusco assez longue : Quinta Recreo La Huerta – 13° 50.943’ – 0072° 58.725’ (Pas de prix fixé pour y passer la nuit, on donne ce qu’on veut).

 Nous partons en début d’après-midi ; il nous reste un petit tronçon agréable le long du torrent puis nous montons vers ALBANCAY. Dès la sortie de la ville, les lacets se succèdent jusqu’à un col à 4000 m puis s’en suit une descente dans la gorge à 2000 m. Nous enchaînons les canyons, tantôt en remontant les torrents, tantôt en les descendant.

 ROUTE ABANCAY A CUSCO (3)

 Les montagnes sont verdoyantes avec quelques cultures dans les zones habitées.

 

ROUTE ABANCAY A CUSCO (1)

ROUTE ABANCAY A CUSCO (2)

 En fin de journée, un grand terrain en bord de route pourrait nous convenir pour le bivouac. Un 4X4 de police de surveillance de la route y est garé ; nous leur demandons donc l’autorisation d’y stationner. D’après eux ce n’est pas assez sécurisé et ils nous accompagnent à la station essence toute proche. C’était sûr !

 Km au compteur : 74 098

Km du jour : 150

Altitude : 2 450 m

 

MARDI 14 JANVIER 2014

13° / 22° - Nuageux / Soleil

 77 km nous séparent de Cusco mais la route ne doit pas être fameuse car les policiers nous ont dit qu’il y en avait pour 2/3 H.

Effectivement, entre lacets et passages de terre et cailloux dus à l’eau qui dégringole de la montagne, la moyenne est faible.

Nous devons également passer un col à 4 000 m avant d’entamer la descente vers CUSCO où nous arrivons en fin de matinée.

 Nous avons les coordonnées GPS d’un parking et du camping ; nous voudrions nous poser dans l’un d’eux pour profiter un peu de cette ville. Sachant que c’est une ville difficile car pleine de rues étroites, nous sommes méfiants. Nous tournons un bon moment autour du point du parking sans réussir à l’approcher car nous ne suivons pas les indications du GPS lorsqu’il nous envoie vers le centre. Malheureusement, nous sommes sur la colline opposée où nous voulons aller et en essayant de couper entre les deux, nous nous faisons avoir. Entrés dans une rue correcte, après un virage, elle se transforme en ruelle. Le plus sage était de reculer mais demandez à la tête de breton pourquoi il a voulu continuer ! Sur quelques 500 m, nous frôlons les murs et les tuiles des maisons basses ; les gens apeurés rentrent vite chez eux. Nous finissons par en sortie et retomber sur une grande artère.

 La découverte des ruelles de Cusco m’a suffit et nous décidons de laisser le camion stationné sur la grande avenue et de partir en taxi dans le centre pour au moins aller à la banque. Comme celle-ci est tout près de la place principale, nous en faisons le tour pour jeter un œil sur les maisons coloniales et la cathédrale puis retour en passant par le marché artisanal. Voilà, la visite de la ville est finie et je n’ai qu’une idée, quitter Cusco. De toutes façons, nous l’avions visité lors de notre premier voyage au Pérou et à l’époque il semblait y avoir moins de touristes ; maintenant c’est du commerce à fond ; l’entrée dans la cathédrale coûte 25 Soles (presque 7 €, soit le prix de 3 à 4 repas !).

 

CUSCO (2)

CUSCO (1)

 Du coup nous reprenons la route sur une trentaine de km et nous arrêtons à URCOS pour bivouaquer. Comme ce n’est pas notre jour de chance, nous ne trouvons pas d’accès à la lagune située juste derrière le centre ville, enfin pas d’accès pour notre gabarit et cette fois nous n’avons pas pris de risques …

Nous dormirons sur la place principale.

 Km au compteur : 74 244

Km du jour : 146

Altitude : 3 200 m

 

MERCREDI 15 JANVIER 2014

12° / 15° / 6 / 26° - Soleil / Nuageux / Petite pluie

Au programme d’aujourd’hui, le passage d’encore quelques cols pour terminer la traversée de la Cordillère et atteindre le bassin amazonien.

 VUE SUR URCOS

 Le premier, à une altitude de 4 185m, nous mène à CCATCA.

Nous sommes maintenant sur l’Altiplano avec toujours de superbes paysages.

C’est très peuplé et les petits villages se succèdent.

 

ALTIPLANO (1)

 

ALTIPLANO (6)

 

 Les femmes y filent encore la laine tout en marchant ou installée devant chez elle.

 

ALTIPLANO (8)

 

ALTIPLANO (17)

 

 Dans cette vallée, les femmes portent de beaux chapeaux d’un modèle que nous n’avions encore jamais vu. C’est une sorte de galette brodée avec de grands bords qui retombent. Ils sont tous de couleurs différentes. 

ALTIPLANO (12) - OCONGATE

 

ALTIPLANO (13) - OCONGATE

 

 Nous nous arrêtons à OCONGATE, un petit village en fête ; c’est l’occasion de faire quelques clichés. Des baby-foot et quelques stands ont été installés.

 

ALTIPLANO (9) - OCONGATE

 

ALTIPLANO (10) - OCONGATE

 

 Le chapeau est tenu par de belles lanières en perles.

 ALTIPLANO (14) - OCONGATE

 

 A la sortie du village, les champs sont cultivés malgré la pente. 

ALTIPLANO (18)

 

 Plus loin, la route grimpe de nouveau mais quelques petits villages survivent ; cette fois le col est à 4 400 m.

 ALTIPLANO (19)

 Il sera suivi d’un dernier à 4 725 m où la température n’est plus que de 6 °.

 Nous profitons une dernière fois de l’Altiplano car nous devrions le quitter définitivement aujourd’hui ; la suite du voyage ne devrait plus nous faire repasser par la Cordillère que nous avons de maintes fois admirée tout au long de son parcours, de Ushuaia au nord de la Colombie. Que ce soit en Argentine, au Chili, en Bolivie, en Equateur, en Colombie ou ici au Pérou, elle nous a fait souffrir par son altitude vertigineuse mais surtout, elle nous a émerveillés ; ses paysages sublimes et son peuple andin, courageux, rude, aux costumes multicolores, resteront un grand souvenir de ce voyage.

 Nous amorçons la descente jalonnée de nombreux panneaux mentionnant des sites archéologiques ; ce sont des terrasses mais il n’y a aucune information. Est-ce de l’époque Inca ou Pré-Inca ?

 

DESCENTE ALTIPLANO (1)

La descente sera longue, au travers d’une gorge, avant d’atteindre l’altitude de 1 500 m où nous voyons progressivement la végétation changer. Nous rentrons en zone tropicale humide et une petite pluie s’invite pour nous rappeler que nous sommes en saison des pluies mais aussi que l’Amazonie est toujours copieusement arrosée. C’est grâce à cette humidité permanente que sa végétation est si fournie et si belle.

 Mais la pluie fait aussi ses ravages et la route est jalonnée d’éboulements ; certains plus importants nous stopperont quelques temps car les bulldozers sont au travail.

 ROUTE VERS MAZUCO (1)

 

ROUTE VERS MAZUCO (2)

 

 Nous décidons de nous arrêter à MAZUCO pour bivouaquer. Il n’est que 16H45 mais notre carte ne mentionne qu’un seul village un peu plus loin avant une grande traversée sans rien pour atteindre Puerto Maldonado.

 Ici il y a une place principale, nous pouvons donc nous y stationner. Et puis cela nous donne le temps de faire le tour des quelques rues du bourg et de déguster un bon jus d’ananas frais préparé à la demande.

 Km au compteur : 74 508

Km du jour : 264

Altitude : 500 m

 

JEUDI 16 JANVIER 2014

25° / 30°  - Nuageux / Orage

Nous roulons ce matin dans l’immense plaine pour atteindre PUERTO MALDONADO. L’habitat, dans les petits villages traversés, est composé uniquement de maisons en bois très sommaires, montées sur pilotis. A part des bananes et des pastèques, il ne semble pas y avoir grand-chose dans ce secteur.

 ENTRE MAZUCO ET PUERTO MALDONADO

Nous atteignons la ville à l’heure du déjeuner. Elle est très étendue et découpée en quartiers. Seules les artères principales sont goudronnées. Beaucoup de maisons sont en bois et vieillottes mais il y a aussi des quartiers plus récents avec des maisons à plusieurs étages.

Elle est située au confluent des 2 fleuves, Madre de Dios et Tambopata et est surtout un port important. Pas touristique, on y vient que pour participer à des excursions en forêt amazonienne. Nous y apprenons que beaucoup de la cocaïne fabriquée à Cusco est acheminée ici pour être exportée sur le Brésil et la Bolivie tout proches. Sur le bord des fleuves, beaucoup de chercheurs d’or cherchent fortune et on nous conseille de ne pas manger de poisson car les fleuves ont été contaminés par cette activité.

 Pour nous, notre but est de chercher une agence qui nous emmènerait voir les falaises d’argile où les grands perroquets viennent se nourrir. Nous en faisons plusieurs mais ce n’est pas facile car toutes proposent des excursions de plusieurs jours qui ne correspondent pas à notre recherche. Nous finissons par abandonner ; nous avons déjà vu maintes fois des perroquets, tant pis.

 Alors que nous nous apprêtions à grimper à la tour de la ville pour admirer la vue sur la région, un gros orage éclate. Les rues sont vite transformées en torrent de boue et la tour est au milieu d’un lac. Nous verrons demain pour la visite.

 Nous revenons vers le centre et allons nous stationner non loin de la marine nationale, sur le petit bout de route qui domine le fleuve, pour la nuit.

 Km au compteur : 74 683

Km du jour : 175

 

VENDREDI 17 JANVIER 2014

25° / 30°  - Nuageux / Soleil

 Dans la matinée, nous changeons de quartier et partons vers le marché. Ce sont en fait plein de kiosques collés les uns aux autres. C’est sympa et bien achalandé. Nous faisons des provisions pour les jours qui viennent car la route vers la frontière brésilienne ne comportera pas de villes et de l’autre côté nous ne savons pas trop ce que nous allons trouver.

 Nous cherchons aussi un change pour échanger un peu de Soles contre des Réais brésiliens en attendant d’atteindre une ville brésilienne où nous pourrons aller à la banque. Nous tournons un peu avant de trouver ce petit magasin qui vend quelques bijoux et fait aussi bureau de change.

 En fin d’après-midi, nous retournons à la tour, profitant du beau soleil. Elle est haute d’une dizaine d’étages et il faut monter à pieds. Du haut, nous dominons la ville, les fleuves et la forêt amazonienne, un beau panorama. 

PUERTO MALDONADO (2)

PUERTO MALDONADO (3)

 

Pour ne pas dormir deux soirs au même endroit, nous nous installons dans une petite rue près de la tour.

 Une journée calme, sans rouler, fait du bien. Depuis notre départ de Buga, en Colombie, nous avons effectué près de 4 500 km en 20 jours ; une moyenne bien inhabituelle pour nous.  Nous reprendrons notre rythme au Brésil puisque nous serons dans des régions non connues.

 Km au compteur : 74 691

Km du jour : 8

 

SAMEDI 18 JANVIER 2014

26° / 33°  - Soleil

Nous quittons PUERTO MALDONADO pour partir vers la frontière brésilienne. Il y a très peu de trafic sur la route dont l’état est impeccable.

 Sur la carte, nous traversons le bassin amazonien mais nous n’avons pas vraiment l’impression de traverser la forêt. Les abords de la route sont plutôt occupés par des prairies avec assez rarement des troupeaux, un peu de palmiers et bananiers.

Il doit aussi y avoir les arbres qui produisent les « castana », connus sous le nom de noix du Brésil, mais nous ne reconnaissons pas les arbres, nous ne voyons que les sociétés qui commercialisent les noix.

 Et puis il y a aussi l’exploitation du bois et nous croisons des camions remplis de planches qui apparemment sont taillées sur place, directement en forêt. Le reste est destiné au charbon de bois.

 

ROUTE PUERTO MALDONADO A LA FRONTIERE (4)

 

Les nombreuses praires sont malheureusement le résultat de cette exploitation. 

ROUTE PUERTO MALDONADO A LA FRONTIERE (1)

 

Ce qui est assez étonnant, c’est d’être écrasés sous la chaleur étouffante et néanmoins entourés d’une belle végétation bien verte.

 La route est ponctuée de nombreux minuscules villages et de leurs innombrables dos d’âne, avec toujours des maisons en bois. 

ROUTE PUERTO MALDONADO A LA FRONTIERE (3)

 

ROUTE PUERTO MALDONADO A LA FRONTIERE (5)

 

 Pour déjeuner, nous trouvons un petit restaurant fait de planches de bois mais propre et au repas très correct.  

 Nous passons IBERIA puis arrivons à INAPARI, la ville frontière. Voyant le poste frontière tout proche, nous nous arrêtons dans un grifo hors d’âge pour compléter notre plein de diesel et liquider nos Soles. Sans électricité, le pompiste démarre son groupe électrogène pour faire fonctionner sa pompe ; espérons que son carburant soit correct.

 La douane est très sommaire mais les documents de sortie du Pérou se font assez rapidement. 

INAPARI

 

Après la barrière, nous traversons le village où en fait il y a une station service qui ressemble plus à une station et quelques kiosques.

 C’est seulement au bout du village que le pont marque la sortie du pays.

 FLEUVE FRONTIERE

Au cours des 14 jours passés au Pérou, nous avons eu encore une vision différente du pays car nous avons emprunté un itinéraire beaucoup plus « civilisé » que lors de notre montée vers le nord. D’ailleurs, nous n’avons jamais eu de patte de poule dans notre soupe ! La côte, bien que désertique, est développée ; quand à notre trajet à travers les Andes, nous l’avons effectué par une route principale où la population est moins coupée du monde que sur les parcours par pistes. Par contre, là encore, nous n’avons pas trop aimé les villes très touristiques de Cusco et Puerto Maldonado avec leurs prix exorbitants au regard du coût de la vie dans le pays.

 Maintenant le Brésil nous attend !

Km au compteur : 74 921

Km du jour : 230

Total km parcourus au Pérou : 3 121

 

PARCOURS EFFECTUE SUR L'ALLER ET LE RETOUR

 

pérou total