COLOMBIE

 

DE LA PENINSULE GUAJIRA A IPIALES

 

colombie blog 3

 

MARDI 3 DECEMBRE 2013

25° / 33° - Nuages / Soleil

Arrivés dans le nord du pays, nous rentrons maintenant dans la Péninsule de LA GUAJIRA. C’est un endroit très aride à la végétation souvent basse avec de hauts cactus.

 Le trafic d’essence bat son plein et même avec une simple voiture, la cargaison est impressionnante.

 VOITURE_ESSENCE

 Passés ALBANIA, nous avons l’impression de changer de pays ; les maisons sont en adobe avec des chèvres qui broutent les épineux ; la population est plutôt de type africain et les femmes portent de longues robes traditionnelles. C’est le territoire du peuple indigène WAYUU.

 Avec ses chemins de terre ocre qui s’enfoncent dans la forêt sèche où les communautés vivent regroupées, cela nous fait penser à Madagascar.

 PISTE_VERS_EL_PAJARO__1_

 La route longe une voie ferrée utilisée par une importante mine de charbon, seule chose qui nous raccorde un peu à la civilisation.  

 A l’approche d’URIBIA, nous bifurquons pour atteindre le gros village côtier de MANAURE.

Nous voilà au bord de la Mer des Caraïbes ! Le décor n’est pas fantastique car le village est plutôt pauvre mais la brise bien agréable. L’occasion de mettre les pieds dans l’eau pour constater qu’ici elle est à bonne température.

 Après une petite pause, nous faisons un tour vers les salines, principale activité du village. Les cabanes en bois témoignent du peu de ressources des habitants. Une fois encore, nous sommes frappés par la saleté des lieux.

 MANAURE__1_

Le soleil décline et il est temps de se poser en ville pour la nuit.

 Ici ce ne sont pas des motos taxi qui sillonnent les rues mais de simples vélos taxi, avec leur toile de plastique pour se protéger du soleil.

 MANAURE__6_

 Néanmoins la place est bien décorée et illuminée, avec des étoiles de neige qui font sourire vu la chaleur.

 MANAURE__4_

 Km au compteur : 68 133

Km du jour : 199

 

MERCREDI 4 DECEMBRE 2013

25° / 33° - Soleil

Nous traversons les salines pour rejoindre la route qui part vers EL PAJARO. Le soleil du matin donne de belles couleurs à l’eau salée.

 MANAURE (7)

 Après une dizaine de km, la route devient une piste défoncée, pleine d’ornières. Comme hier, nous sommes entourés d’une végétation de petits arbres épineux avec plein de sentiers qui partent vers des communautés. Nous ne croisons que des vélos, mobylettes ou gens à pieds.

 Nous mettons 1H30 à parcourir la vingtaine de km qui nous sépare de EL PAJARO. C’est un village de pêcheurs où nous pensions voir des flamants roses.

Nous apprenons qu’ils ne viennent sur la lagune que le soir et en repartent dès l’aube. Les enfants du village nous emmènent néanmoins en voir un qui vit dans une cour de maison ! Il a été blessé et ne pouvant plus voler, il est devenu un flamand rose domestique. Plus que l’oiseau, c’est l’état de la maison et de la cour qui nous laisse perplexe. C’est malheureusement à l’image du village et de sa plage.

 EL PAJARO (3)

EL PAJARO (1)

 Nous poursuivons la piste qui longe la côte, presque les pieds dans l’eau.

 PISTE AVANT RIOHACHA (1)

 C’est très joli, avec d’un côté la mer et de l’autre, des marais avec des échassiers.

 PISTE AVANT RIOHACHA (4)

PISTE AVANT RIOHACHA (3)

Soudain, nous découvrons un petit coin de paradis (N 11° 40 724’ ; W 72° 46 100’).

C’est propre, pas la moindre bouteille ou papier à l’horizon ; incroyable. Quelques kiosques sont installés mais il n’y a personne, tout est fermé. C’est probablement un lieu ouvert uniquement le week-end. Installés à l’ombre, nous profitons de la magnifique plage pour nous seuls. Quelques chèvres de passage, des mouettes et pélicans et un petit lézard seront notre seule compagnie.

 PISTE AVANT RIOHACHA (5)

PISTE AVANT RIOHACHA (9)

 La mer est chaude, dommage qu’il y ait un peu trop d’herbe dans l’eau pour moi.

 Le déjeuner dehors avec la brise marine est bien agréable.

 Après cette bonne pause, nous partons vers RIOHACHA et tombons sur la route goudronnée située en fait à 1 km. L’endroit est donc facilement accessible sans passer par la piste côtière.

 C’est une station balnéaire avec une croisette agréable et colorée par l’artisanat Wayuu, dont les fameux mochilas, beaux sacs multicolores décorés avec goût.

 RIOHACHA

 La perle du jour sera notre arrêt chez un glacier. Alors que j’avais commandé une coupe de glace à 2 boules du même parfum, la serveuse revient en me disant que ce sera 4 000 Pesos, le prix affiché de 3 000 étant pour 2 parfums différents ! Devant tant de bêtise, j’annule ma commande et prend un cornet avec 2 boules identiques pour 2 000 Pesos … J’ai eu raison car la glace aux cacahuètes était délicieuse.

 Pour ne pas dormir dans cette grande ville, nous partons au Sanctuaire LOS FLAMENCOS situé au petit village de CAMARONES. Nous sommes accueillis par un homme qui nous dit de nous stationner sur le terrain ombragé situé près de la plage en attendant demain où nous pourrons faire un tour en barque pour découvrir la faune.

 Nous faisons une ballade à pieds vers la lagune mais ne voyons aucun flamands roses et le village est dans un triste état. Nous verrons demain ce qu’on nous propose.

 L’endroit est venté et pour une fois la température redescend vite à 28° dans la cellule, c’est déjà une bonne chose. 

 Km au compteur : 68 234

Km du jour : 101

 

JEUDI 5 DECEMBRE 2013

25° / 33° - Soleil

Nous partons pour un tour en barque ; taillée dans un tronc, elle est rustique et sa voile aussi, des bâches cousues et un bout de bois.

 CAMARONES - SANCTUAIRE LOS FLAMENCO (2)

 Le lac est très peu profond et les pêcheurs sont à pieds pour lancer leurs filets.

 CAMARONES - SANCTUAIRE LOS FLAMENCO (1)

 La lagune est très grande et nous mettons une heure à arriver près des flamands roses, installés loin des accès côtiers. Il y en a énormément et c’est amusant de les voir avancer tous ensemble au fur et à mesure de notre approche.

 CAMARONES - SANCTUAIRE LOS FLAMENCO (9)

CAMARONES - SANCTUAIRE LOS FLAMENCO (7)

 Quelques uns sont d’une couleur plus foncée, plutôt orangée.

 Sur le retour, nous approchons plus près des bords de la lagune où la végétation permet à de nombreux oiseaux et échassiers de se dissimuler.

 CAMARONES - SANCTUAIRE LOS FLAMENCO (11)

 Une fois revenue, nous reprenons la route car à part la ballade en barque, l’endroit ne vaut pas l’arrêt ; le sanctuaire semble à l’abandon, d’ailleurs le centre des visiteurs est fermé, rien n’est entretenu et le village de pêcheurs est à fuir.

 La grande route nous permet d’avancer assez rapidement. Peu après DIBULLA, nous quittons la péninsule de LA GUAJIRA et le paysage change. La verdure apparaît puis la route est bordée par d’immenses plantations de bananiers. Par moment nous longeons la mer et ses falaises qui tombent à pic dans l’eau, formant de petites criques apparemment difficilement accessibles.

 Nous atteignons le Parc TAYRONA et l’un de ces 3 accès mais on nous indique que le camion est trop haut pour pouvoir rentrer dans le parc. Vu le prix très élevé pour les étrangers, nous hésitions à y rentrer ; le problème est donc réglé.

Nous poursuivons vers Santa Marta et cherchons l’accès proche de cette ville car c’est une entrée indépendante des 3 autres. Un panneau l’indique, nous le suivons mais comme d’habitude, au carrefour suivant, il n’y a plus d’indications.

Nous décidons donc de suivre le GPS mais mauvaise idée, il nous mène dans un quartier aux rues en terre qui se rétrécissent sans cesse et perdu lui aussi, il vaut nous faire tourner alors qu’il n’y a aucune rue. Arrivés dans un passage étroit, alors que la nuit est déjà tombée, nous demandons aux habitants qui nous disent de faire demi-tour ; c’est ce que nous faisons, avec leur aide, mais personne n’a vu les fils électriques trop bas et le camion en emmène deux ; une maison n’a plus d’électricité. Commencent des pourparlers pour savoir comment reconnecter les fils débranchés du haut du poteau. Ils font appel à un électricien qui monte sur le poteau à l’aide de 2 sangles mais après vérification, les fils sont branchés plus loin sur le câble, dans le vide, entre 2 poteaux. L’échelle ramenée étant trop courte, on décide de mettre le camion sous le câble, l’échelle sur le toit du camion et appuyée sur le câble (là, on oublie toutes les règles de sécurité !). L’électricien monte, rebranche les fils, la maison s’éclaire et tout le monde boit un coup. Le marchandage a l’air de rigueur dans la région et nous décidons de payer la moitié du prix demandé ; ils acceptent finalement, c’est donc que nous avions raison.

 Les gens insistent pour que nous dormions là, nous disant qu’il est dangereux d’aller dormir n’importe où. Nous finissons par accepter même si le quartier n’est pas celui que nous aurions spontanément choisi !

 Km au compteur : 68 400

Km du jour : 166

 

VENDREDI 6 DECEMBRE 2013

26° / 35° - Soleil

Nous sortons des petites rues sans faire de bêtise cette fois et décidons d’aller à TAGANGA, un village de pêcheurs installé dans une anse. C’est bien plus simple, c’est tout près et le GPS sait y aller par la route !

 VUE SUR TAGANGA (1)

Stationnés à l’entrée du village, nous partons faire un tour à pieds le long de la mer. A cette heure matinale, peu de kiosques sont ouverts et c’est calme. Seuls quelques bateaux se préparent pour emmener les touristes en plongée, l’activité de ce village qui semble d’ailleurs remplacer la pêche car nous ne voyons pas de vrais pêcheurs.

 Après y avoir bu un très bon jus de fruits frais, nous partons pour SANTA MARTA, une grande ville, où nous longeons le bord de mer mais aucune place de parking ne peut nous accueillir. Comme la côte n’a rien de super et que nous n’avons pas envie de galérer dans le centre ville, nous poursuivons sur RODADERO. Nous y faisons une pause en bord de plage mais là encore le bord de mer bétonné ne nous inspire pas trop et nous reprenons la route.

 La nationale nous mène rapidement à CIENAGA où nous traversons un immense marécage côtier né de la crue du fleuve Magdalena qui inonde la savane pendant 8 mois de l'année. Ses eaux calmes, faiblement salées, peuplées d'une immense variété de poissons, sont le paradis des pêcheurs qui vivent dans des villages lacustres aux allures de favelas.

 MARECAGE CIENAGA (1)

MARECAGE CIENAGA (3)

 Le paysage est ensuite joli, de l’eau, de la verdure et quelques échassiers.

 Puis c’est l’arrivée sur BARRANQUILLA, une immense ville que nous traversons sans trop de difficultés pour une fois. Une immense avenue longe la ville et nous permet de gagner PUERTO COLOMBIA sans réellement rentrer en ville.

 Nous nous arrêtons dans cette petite ville mais le bord de mer n’est pas aménagé, sale, c’est une horreur. Vu l’heure nous préférons quand même rester là et nous nous installons sur la place de l’église (encore une fois, mais c’est la seule place assez grande où nous pouvons nous stationner). 

 Km au compteur : 68 542

Km du jour : 142

 

SAMEDI 7 DECEMBRE 2013

26° / 35° - Soleil

Nous poursuivons sur l’autoroute côtière qui longe la mer mais à 2 ou 3 km. C’est une zone peu habitée mais tout est clôturé, sans aucun accès à la mer. Des hôtels ou des lotissements privés sont implantés de temps en temps. C’est assez décevant.

 Nous faisons un arrêt au Volcan DEL TOTUMO. C’est un petit cône de boue qui est en réalité un volcan enfoui sous la terre ; tout l’intérêt est d’y prendre un bon bain. Ayant horreur de la boue, je laisse Jean-Marc tenter l’expérience seul.

 VOLCAN DEL TOTUMO (1)

Après être monté en haut du cratère, un trou rempli de boue m’attend en bas d’une échelle. Les gens qui s’y baignent ressemblent un peu à des statues car il semble difficile de s’y mouvoir. Allez, je descends. Le contact est finalement assez plaisant, on ne ressent ni chaud, ni froid et j’ai réellement l’impression d’être en apesanteur car allongé, ou assis, ou debout, on ne coule pas, on ne s‘enfonce pas vraiment.

 Une fois bien recouvert de cette matière, qui est probablement une sorte d’argile car c’est recommandé pour la peau, il reste à aller à la lagune à côté pour se laver et ressortir avec un peau de bébé … Une expérience amusante.

 VOLCAN DEL TOTUMO (4)

 Nous poursuivons et arrivons rapidement sur CARTHAGENE où nous longeons la mer. Après une pause sur une plage, nous faisons le tour de la péninsule. C’est beau, riche et on peut accéder facilement aux plages qui sont par contre bordées de buildings. En échange, c’est bien propre.

 Nous trouvons un bivouac sur la plage, au dos de l’hôtel Hilton. La vue sur toute la baie est jolie et devient toute illuminée avec la nuit qui tombe. En plus c’est hyper calme.

 Km au compteur : 68 671

Km du jour : 129

 

DIMANCHE 8 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

Nous partons de bonne heure à la recherche de la wifi pour joindre Laure qui a un souci de santé. Nous trouvons un réseau devant le grand café Juan Valdes, la star du café en Colombie. Le parking sur son côté est bien pratique et nous y restons la journée que nous passons entre ballades sur les boulevards animés, communications avec la France et plage.

 Les plages sont immenses plantées de petites tentes pour se protéger du soleil sur toutes leurs longueurs. En ce dimanche il y a un peu de monde.

 CARTHAGENE (1)

La baignade est de rigueur vu la chaleur et l’eau est chaude ; c’est moi qui le dit, elle est donc au moins à 28° ! Par contre, pas question de s’éloigner du bord, on peut juste jouer dans les vagues. La surveillance de la plage est stricte et le sifflet retentit souvent.

 Comme personne ne vient nous demander de quitter le parking, nous restons là pour la nuit. Pour une fois, nous pouvons faire une  ballade de nuit car la ville et le quartier sont très sûrs. C’est vivant, par contre il y a très peu d’illuminations de Noël sur ces boulevards.

 Km au compteur : 68 674

Km du jour : 3

 

LUNDI 9 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

L’activité reprend et on nous signale que nous sommes un peu gros pour être stationnés devant les magasins.

Nous finissons de régler nos problèmes avec la France et libérons les lieux, direction le centre de la ville.

 CARTAGENA DE INDIAS est classée au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. Ancien coffre fort des conquistadors espagnols qui faisaient partir du port tout le butin amassé et pillé dans les différentes villes d’Amérique du sud, la ville a connu de nombreuses attaques de pirates.

Pour protéger leurs trésors, des remparts et plusieurs forts ont été édifiés autour de la cité au cours du 16è et 17è siècle.

 Les remparts franchis, nous pénétrons dans le centre historique très joli et plein de charme avec de belles maisons couleur ocre habillées de superbes balcons en bois.

 CARTHAGENE (7)

Le bruit des sabots des chevaux attelés à des calèches résonne dans les rues pavées rythmant ainsi la valse incessante des marchands ambulants...

 CARTHAGENE (3)

 Nous admirons ces élégantes demeures avec des patios où trônent souvent des fontaines, magnifiques exemples de l’architecture coloniale espagnole. Là aussi, Noël se prépare.

La ballade est agréable dans les ruelles abritées du soleil et les nombreuses places ombragées ; au soleil il doit bien faire 45° et c’est difficilement tenable.

 Nous finissons par un tour sur les remparts.

 CARTHAGENE (11)

CARTHAGENE (12)

 En roulant sur les grandes avenues qui bordent la mer, nous rencontrons un autre camping-car ; ce sont les Suisses Corinne et Philippe et leurs 4 enfants, une belle famille. Nous partons nous stationner ensemble en bord de plage pour discuter pendant que les enfants profitent de la tiédeur de l’eau.

 Nous passons une agréable soirée ensemble, l’occasion de partager nos impressions et de constater les multiples péripéties qui émaillent le voyage de chacun.

 Km au compteur : 68 701

Km du jour : 27

 

MARDI 10 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

Tandis que Corinne et Philippe vont continuer à s’occuper de leur passage vers le Panama, nous allons visiter une belle demeure en bois, celle de Rafael Nunez, un ancien Président de la République au 19è siècle.

 

CARTHAGENE (17)

Puis nous quittons cette belle ville de Carthagène pour la presqu’île de BARU où un ferry nous permet de traverser le canal en quelques minutes. (Un gros pont est en construction).

 De l’autre côté, une route goudronnée nous mène vers Playa Blanca, une fameuse plage de sable blanc. En ce début d’après-midi, il y a un monde fou et nous décidons de poursuivre jusqu’au bout de la route où nous stationnons tout près de la mer. Le cadre est joli même si la plage n’est pas entretenue.

 PRESQU'ILE BARU - EXTREMITE (4)

 Le village de Baru est situé un peu plus loin mais n’est accessible que par une piste de sable, ce qui n’arrête pas les collectivos (taxi collectif). Lourdement chargés, ils emmènent hommes, femmes, enfants et matériel jusqu’au village. Nous ne tenterons pas l’expérience avec le camion …

 PRESQU'ILE BARU - EXTREMITE (1)

Nous profitons de ce coin calme et y restons dormir. Nous sommes en compagnie de fins pêcheurs, les pélicans, qui se laissent tomber comme des pierres dans la mer et en ressortent un poisson dans le bec. La plage est bordée par la mangrove.

 La vue de la fenêtre est superbe.

 PRESQU'ILE BARU - EXTREMITE (5)

 Km au compteur : 68 754

Km du jour : 53

 

MERCREDI 11 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

Nous partons de bonne heure pour PLAYA BLANCA et nous avons raison car nous découvrons la plage encore inoccupée. Le sable blanc et l’eau cristalline forment un cadre idyllique.

 PRESQU'ILE BARU (7) - PLAYA BLANCA

Par contre, la plage elle-même est truffée de kiosques et tentes pour s’abriter du soleil, ce qui gâche énormément le paysage. Il vaut mieux rester face à la mer !

 PRESQU'ILE BARU (6) - PLAYA BLANCA

 Nous ne résistons pas longtemps avant de faire un plongeon dans l’eau à température idéale.

 Dans la matinée nous marchons vers l’extrémité de la plage qui occupe une anse immense.

 Il y a beaucoup moins de tentes et l’eau paraît encore plus belle. Le bain s’impose pour se rafraîchir un peu.

PRESQU'ILE BARU (8) - PLAYA BLANCA

 Nous revenons déjeuner au camion où il fait une chaleur difficilement supportable. L’après-midi sera donc de nouveau sur la plage et dans l’eau. Il y a énormément de monde, des dizaines de bateaux sont arrivés déversant des hordes de touristes. Cette plage est réputée et forcément victime de son succès.

 Il y avait longtemps que nous n’avions pas fait une journée plage. Bien que nous nous soyons mis au maximum à l’ombre des arbres qui bordent la côte, nous avons pris de bons coups de soleil mais nous avons passé une bonne journée.

 L’immense terrain vague qui sert de parking n’ayant rien d’agréable car il est sale et sans un brin d’air, nous repartons bivouaquer dans notre petit coin près de la mer. Le vent s’est levé et il y fait bon.  

 Km au compteur : 68 764

Km du jour : 10

 

JEUDI 12 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

Nous quittons la presqu’île de BARU et poursuivons notre chemin sur la nationale par SAN ONOFRE et TOLUVIEJO pour atteindre TOLU, une ville côtière.

La région est marécageuse, les champs ne sont pas inondés mais l’eau affleure. A part des prairies et des plantations de palmiers à huile, nous ne voyons pas grand-chose.

 TOLU est une ville assez étendue et nous nous dirigeons vers la Playa EL FRANCES, à 7/8 km au nord de la ville. Pas facile de voir la plage car elle est bordée de maisons installées au ras de l’eau. Tout au bout, un terrain vague nous permet de nous installer en bord de mer. Inutile de préciser que le coin est dégoûtant ; heureusement que le camion est très haut, nous voyons la mer mais pas ce qui nous entoure.

Le petit pont juste à côté est lui mignon.

 TOLU (2) - PLAYA EL FRANCES

Nous restons là pour aujourd’hui, c’est calme.

 La mer est bordée de mangrove et nous sommes de nouveau envahis par les moustiques. Entre les coups de soleil et les piqûres de moustiques, nous avons fière allure !

 Km au compteur : 68 963

Km du jour : 199

 

VENDREDI 13 DECEMBRE 2013

27° / 35° - Soleil

Nous quittons le coin et après un tour en ville, nous restons sur TOLU pour la journée.

 Nous nous installons en bord de plage, dans un endroit tranquille. Nous décidons de faire griller sur le barbecue nos petits poissons achetés aux pêcheurs. D’abord, le charbon de bois ne veut pas brûler ce qui n’est pas vraiment étonnant avec plus de 80° d’humidité dans l’air. Puis des autocars amènent un lot de colombiens à l’hôtel juste à côté ; ils s’empressent d’envahir la plage et nos m² se rétrécissent. Il y a plusieurs arbres qui procurent de l’ombre mais ils viennent se coller près de nous.

Une marchande ambulante viendra même poser son panier sur notre table pour le vider et le réorganiser; il paraît qu’elle a demandé si elle pouvait le faire !

 TOLU (3) - PLAGE VILLE

Après une période d’accalmie où tout le monde a disparu, la fin de journée sera de nouveau bruyante. Les colombiens font apparemment partie d’un groupe religieux ou d’une secte et nous avons droit au discours en plein air dans la cour de l’hôtel et aux chants qui manquent largement d’harmonie. Les connaissant, cela peut durer jusque tard, et nous partons donc nous stationner un peu plus loin, toujours en bord de mer. Il y a un peu de musique mais plus sympa que les chants …

Il n’est vraiment pas facile dans ce pays de passer une journée tranquille !

 Km au compteur : 68 977

Km du jour : 14

 

SAMEDI 14 DECEMBRE 2013

 27° / 35° - Soleil

 Encore une mauvaise nuit avec musique jusque tard le soir et éclats de voix dès 5H30 du matin.

  Nous continuons vers la ville suivante que l’on atteint après être passé sur un pont pour traverser un grand marécage. Nous tournons un peu dans COVENAS pour capter la wifi mais il y a une immense zone militaire et on nous interdit de nous arrêter ; dommage il y avait un super réseau non sécurisé.

  Nous nous dirigeons vers la plage située à l’entrée de la ville et trouvons un bon coin ; toute une bande de sable plantée de cocotiers sur au moins 2 km et pour une fois, correcte au niveau de la propreté. Il n’y a personne car la plage aménagée est de l’autre côté du petit pont. Nous l’avons enfin trouvé notre plage à cocotiers !

 (N 09°24.225’ – W 075°40.531’).

  COVENAS (1)

COVENAS (2)

  Nous y passons une bonne journée, pas trop chaude, à l’ombre des arbres, avec un petit vent sympa. L’eau y est encore plus chaude que les jours précédents ; sûr, elle doit atteindre les 30°.

  Un homme passe et nous dit que pour la nuit il serait mieux que nous repassions de l’autre côté du pont car la zone est éclairée et pas ici. Dans le doute, nous allons nous y stationner en fin de journée. C’est beaucoup moins calme car les bars et restaurants de plage ont la musique. Ce pays n’est pas facile car d’un côté, il ne faut pas s’isoler mais de l’autre côté, les gens y sont très bruyants.

  Km au compteur : 69 005

 Km du jour : 28

 

 

DIMANCHE 15 DECEMBRE 2013

 27° / 35° - Soleil

 La route rentre dans les terres ; un bel artisanat coloré nous fait nous stopper.

  ROUTE VERS MONTERIA (1) - ARTISANAT

  Puis nous traversons un grand marais, avec de belles couleurs de vert.

  ROUTE VERS MONTERIA (3) - MARAIS

ROUTE VERS MONTERIA (4) - MARAIS

 

 Nous contournons MONTERIA, une grande ville, pour remonter vers la côte.

 En cours de route, une grosse averse nous donne un peu de fraîcheur et redescend la température à 27° pendant un bref laps de temps. C’est dur à dire pour vous tous qui subissez les rigueurs de l’hiver mais cette pluie nous fait du bien. Cela fait des semaines que nous vivons sous la canicule et transpirons 24 H/24 H car la température ne baisse pas vraiment la nuit et la cellule n’a guère de temps de se refroidir. A part l’eau, pas grand-chose ne nous rafraîchit !

  A l’entrée de la ville d’ARBOLETES, un panneau indique un volcan de boue mais nous n’allons pas voir. Apparemment, il y en a plusieurs en Colombie.

  La route se rapproche maintenant de la mer et le paysage change radicalement. Il y a beaucoup de verdure, des pâturages et les vaches broutent sous les cocotiers en bord de plage. Puis nous rentrons dans une belle zone vallonnée avec énormément de plantations de bananiers.

 ROUTE ARBOLETES A ZAPATA (1)

ROUTE ARBOLETES A ZAPATA (2)

  Une exploitation d’ananas s’est glissée dans le milieu, l’occasion d’acheter directement au producteur des ananas on ne peut plus frais.

  ROUTE ARBOLETES A ZAPATA (3)

 

 Nous décidons de faire une pause café en bord de mer et rentrons dans le petit village de ZAPATA. Au bout de sa rue en terre, un petit coin sympa surplombe la mer et finalement nous y restons.

  Nous ne savons pas pourquoi, mais la mer charrie énormément de morceaux de bois ; peut-être viennent-ils de la région du Darien.

  ZAPATA - BIVOUAC (1)

ZAPATA - BIVOUAC (2)

 

 Nous sommes rapidement rejoints par une quinzaine d’enfants du village. Ils sont curieux et posent beaucoup de questions pour essayer de comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons, comment nous sommes arrivés là. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la France, l’Europe, veulent savoir combien de temps il faut pour aller d’ici à la France, si en France il y a des maisons comme ici, si c’est la même monnaie, quelle langue on parle, si on connaît l’anglais, pourquoi on a des points rouges sur les jambes et les bras (eux apparemment ne se font pas piquer par les moustiques), comment s’appellent nos enfants, où est-ce qu’il y a des pingouins et de la neige. Ils sont intarissables mais très durs à comprendre. Nous nous demandons si ils ne mélangent pas du patois et de l’espagnol. Seule la nuit qui tombe les fera retourner vers leurs maisons.

 Nous sommes toujours très surpris des questions des enfants dans les villages qui révèlent leur univers très limité ; peut-être les aurons nous aidés à entrevoir que le monde est vaste.

  Le village est constitué de maisons principalement en bois. La population et la musique font penser à une culture afro-cubaine-jamaïcaine.

  Km au compteur : 69 196

 Km du jour : 191

 

LUNDI 16 DECEMBRE 2013

 27° / 35° - Soleil

 Un petit tronçon de route nous mène à NECOCLI. Le paysage est semblable à celui d’hier, toujours aussi joli, avec un habitat tout en bois.

 ROUTE ZAPATA A NECOCLI (1)

ROUTE ZAPATA A NECOCLI (3)

  Le menuisier local propose une belle tête de lit ; ici c’est réellement du fait main.

 ROUTE ZAPATA A NECOCLI (2)

  Tous les villages ont leurs décorations de Noël et quand ils n’ont que peu de moyens, ils sont très débrouillards et fabriquent eux-mêmes banderoles et sujets avec des sacs plastique colorés ou des gobelets.

 

 

ROUTE ZAPATA A NECOCLI (4)

 

 Nous faisons un arrêt prolongé sur la place principale de NECOCLI car il y a la wifi.

  L’après-midi, direction TURBO, la dernière ville côtière, qui n’a rien de super ; pas vraiment de plage, rien d’aménagé. C’est là que nous disons au revoir à la mer des Caraïbes qui, globalement, est assez décevante. Entre propriétés privées sur des dizaines de km, plages non entretenues, coins sauvages transformés en déchetterie, elle n’offre que quelques rares endroits sympa.

  Notre trajet dans les terres peut se résumer par le mot « banane » ; des km de plantations mais dans un paysage agréable car vallonné et entrecoupé de villes.

 ROUTE ZAPATA A NECOCLI (5)

 Nous atteignons CHIGORODO en fin de journée et trouvons un bivouac dans une petite rue en cul-de-sac. Deux femmes nous apportent des chaises pour que nous discutions avec elles, sous les arbres ; c’est effectivement assez tranquille.

  Le soir nous faisons une petite ballade pour nous rafraîchir et profiter des illuminations. Le commissariat, avec sa crèche extérieure, est très joli, tout décoré et illuminé. Sur la place principale, pend une centaine de sujets lumineux de différentes couleurs. Les rues principales sont également décorées de sujets lumineux ; c’est vraiment joli.

  Km au compteur : 69 352

 Km du jour : 156

 

 

MARDI 17 DECEMBRE 2013

 

27° / 31° - Couvert / Pluie

 Petite journée route. Nous n’allons pas bien loin, simplement jusqu’à la ville suivante en traversant la région qui touche le Darien. C’est le territoire inaccessible qui sépare la Colombie du Panama, ce qui empêche ces 2 pays d’avoir une frontière terrestre. Il n’a jamais été réellement exploré car l’accès y est impossible à tout véhicule ; c’est un immense marécage.

 Sans être dans les marécages, la route est néanmoins dans une zone humide, avec beaucoup de mares et de beaux nénuphars ou fleurs aquatiques. Nous sommes sur le dernier plateau avant d’attaquer la zone montagneuse.

  Nous faisons une pause café à MUTATA, pour une fois, une petite ville où il est donc facile de s’arrêter. Comme il se met à pleuvoir et que nous n’avons pas envie de rouler sous la pluie, nous restons finalement là à utiliser l’internet de la ville. En plus, la température s’est rafraîchie et nous sommes bien dans la cellule, avec 26°.

  Nous roulerons plus demain car il faut quand même que nous arrivions à Buga pour le 23 ou 24 Décembre puisque Patricia et Patrick nous ont invités à venir y fêter Noël.

  La place n’est pas très calme mais nous commençons à être habitués au bruit !

  Km au compteur : 69 411

 Km du jour : 59

 

 

MERCREDI 18 DECEMBRE 2013

 25° / 30° / 26° - Nuageux

 A la sortie du village, un panneau mentionne un village touristique indigène ; effectivement plusieurs maisons en bois sont disposées sur un terrain mais cela manque de vie.

 

SORTIE VILLE MUTATA (2)

SORTIE VILLE MUTATA (1)

  Un peu plus loin, nous voyons le vrai habitat d’une communauté indienne ; des maisons plus que sommaires faites avec des piquets de bois et des toiles plastiques ; des femmes et enfants y vivent avec bien peu de choses. Les hommes sont probablement au travail.

 Nous en profitons pour déposer un sac de vêtements que nous n’utilisons pas.

 En bord de route, une femme possède un petit atelier de couture avec une vieille machine à coudre.

  SORTIE VILLE MUTATA (3)

SORTIE VILLE MUTATA (4)

  La route pénètre maintenant dans la zone montagneuse, nous rentrons dans la Cordillère Occidentale. C’est une belle vallée au milieu de la forêt tropicale. Nous retrouvons avec plaisir la végétation touffue, avec les belles et grandes feuilles.

  ROUTE MUTATA DABEIBA (1)

  ROUTE MUTATA DABEIBA (2)

  Par moment, nous avons vue sur le torrent boueux. Une belle route qui fait oublier son très mauvais état ; nous mettons 2 H pour atteindre DABEIBA, la ville suivante située à 40 km.  

  ROUTE MUTATA DABEIBA (4)

  La suite du parcours se fera sur une route toujours défoncée qui monte et descend en suivant les vallées successives ; la végétation a changé et est plus classique. Nous voyons énormément de petits éboulements ; le terrain semble très instable.

 Les maisons sont en bord de route, à flanc de colline ; n’ayant pas de terrain, la route sert à tout, sécher le linge ou les grains de café ....

APRES DABEIBA

  Arrivés à SANTA FE, nous espérions nous stationner en ville pour la nuit mais ce ne sont que des ruelles qui pénètrent dans la vieille ville. Nous trouvons, en sortie de ville, un emplacement sur un grand terrain occupé par un dépôt de gaz et de boissons. Nous nous y installons après avoir eu confirmation qu’il n’y avait pas de problème.

  Km au compteur : 69 583

 Km du jour : 172

 Altitude : 550 m

 

 

JEUDI 19 DECEMBRE 2013

 24° / 28° - Soleil / Nuageux

 Nous commençons par aller voir le PUENTE DE L’OCCIDENTE, un pont suspendu au dessus du rio Cauca, vieux de plus d’un siècle.

 

 SANTA FE - PONT (1)

  Avec ses 291 m de long, c’est une belle prouesse technique pour l’époque mais seuls les motos et petits véhicules peuvent l’emprunter.

  SANTA FE - PONT (2)

SANTA FE - PONT (3)

  Nous aurions bien voulu faire un tour dans le centre historique de SANTE FE, mais impossible de se stationner sur la grande route et il n’est pas question de rentrer dans les ruelles. Nous reprenons donc la route et effectuons le peu de km qu’il nous reste pour atteindre MEDELLIN.

  C’est une ville immense que nous connaissons un peu puisque nous y sommes passés en montant vers le nord, et surtout nous avions récupéré un plan de ville, c’est quand même plus facile.

 Cette fois nous devons y trouver une société repérée sur internet et qui vend des accessoires pour panneaux solaires. Nous avons besoin d’acheter un nouveau régulateur car nous en avons un en panne.

 Nous y parvenons sans trop de mal et trouvons notre régulateur, une bonne chose de régler. De plus le technicien joue le guide touristique et nous indique où aller voir les plus belles illuminations de la ville.

  Nous suivons ses conseils et allons nous stationner tout près du rio pour attendre la tombée de la nuit.

  Effectivement, nous ne sommes pas déçus. Les lumières s’allument et le spectacle est magnifique. D’immenses tableaux de lumière jalonnent le bord du fleuve ; des centaines de bougies pendent au dessus du rio ; la voûte céleste scintille d’étoiles. Sur un bon km, ce ne sont que couleurs et lumières.

 MEDELLIN - ILLUMINATIONS (1)

MEDELLIN - ILLUMINATIONS (6)

 Entre les tableaux, des podiums remplis d’objets colorés et lumineux attirent la foule qui s’y presse pour faire des photos.

  Les arbres sont habillés de lumière. C’est tout simplement féerique, nous n’avons jamais vu de telles décorations lumineuses pour Noël.

 MEDELLIN - ILLUMINATIONS (7)

MEDELLIN - ILLUMINATIONS (15)

 Le bord de la route est plein de kiosques de restauration, boissons, artisanat et les allées résonnent des cris des marchands ambulants et des animations de rues dans une bonne ambiance festive.

  Une immense et très belle crèche complète le décor avec plein de personnages animés.

 MEDELLIN - ILLUMINATIONS (9)

MEDELLIN - ILLUMINATIONS (10)

  Puis un dernier spectacle nous attend ; des gerbes d’eau explosent sous les lumières colorées, illuminant la nuit.

 MEDELLIN - ILLUMINATIONS (16)

  Medellin nous aura offert une grande soirée fabuleuse.

 Nous nous endormons des lumières plein les yeux.  

  Km au compteur : 69 660

 Km du jour : 77

 Altitude : 1 500 m

 

VENDREDI 20 DECEMBRE 2013

 22° / 27° - Soleil

 Nous profitons de cette grande ville pour faire une journée shopping. Bien que l’offre en Colombie soit conséquente, il n’est pas vraiment facile d’y trouver des choses précises quand on ne connaît pas la ville. Le camion réussit à se faufiler, nous menant de magasins en centres commerciaux et en fin d’après-midi, nous avons à peu près trouvé notre bonheur.

  Après avoir bien sillonné la ville, il est temps de reprendre la route. Nous mettons beaucoup de temps à en sortir et à traverser sa banlieue sud qui s’étire sur des km.

 Pour ce tronçon, nous n’avons plus d’échappatoire, nous devons circuler sur la Panam. De plus, la route pénètre très rapidement en montagne ; sinueuse et pleine de camions, elle n’est pas facile. Les maisons sont en bord de route et il n’est pas possible de trouver un bivouac ; malgré la nuit tombée, nous devons poursuivre jusqu’à SANTA BARBARA que nous connaissons pour nous y être arrêtés à l’aller. Nous nous installons au bout de la seule rue, devant le cimetière.

  Km au compteur : 69 740

 Km du jour : 80

 Altitude : 1 800 m

 

SAMEDI 21 DECEMBRE 2013

 19° / 26° - Couvert / Eclaircies

 En reprenant la route, nous constatons qu’il n’y a pas de camions ; ce doit être un jour d’interdiction de circulation ; espérons que nous ne tomberons pas sur un policier tatillon.

 Nous sommes en altitude et dans la brume et ne voyons pas grand-chose dans la vallée.

  Le GPS, toujours prêt à nous mettre sur un raccourci, nous dévie par une petite route de montagne. Nous ne nous en apercevons pas immédiatement mais trouvons la route très sinueuse. Par contre, elle est belle et nous traversons la zone caféière avec les pentes couvertes de plants de café et de bananiers.

 

 ROUTE MEDELLIN A ANSERMA (1)

ROUTE MEDELLIN A ANSERMA (2)

  A ANSERMA, nous réalisons que nous ne sommes pas où nous pensions mais, pas de problème, nous poursuivons par les petites routes vers LA VIRGINIA.

  Redescendus vers la plaine, nous traversons maintenant une région dédiée à la canne à sucre. Les plantations sont immenses et nous croisons des « trains de canne », des camions avec 4 ou 5 remorques qui se dirigent vers l’usine. Dommage, nous ne voyons pas de champs en train d’être coupés et ne savons pas si ils utilisent des machines ou coupent à la main.

 

ROUTE ANSERMA A ANSERMANUEVO (2)

ROUTE ANSERMA A ANSERMANUEVO (1)

 A ANSERMANUEVO nous nous arrêtons faire des courses et espérions y rester dormir mais le bourg est hyper commerçant, très animé et très bruyant. Ne voyant pas de coin calme, nous reprenons la route et trouvons un village, TORO. Dans un de ses quartiers, San Antonio, un terrain herbeux situé en face des maisons sera parfait même si il y a rapidement un attroupement devant le camion. Les enfants sont ici beaucoup plus évolués et ont entendu parler de la Tour Eiffel.

  Tout près, il y a une crèche en plein air, comme dans beaucoup de villages.

 TORO - FETE (1)

  Alors que nous dînons, il y a soudain une musique tonitruante et nous voyons arriver un corso représentant une crèche suivi d’un autre rempli d’enfants qui tapent des mains.

 TORO - FETE (5)

  Le cortège s’arrête sur la place toute proche et commence, en plein air, une célébration avec la chorale du village qui entame des chants de Noël mais dans une ambiance très rythmée.

  TORO - FETE (3)

TORO - FETE (2)

  Km au compteur : 69 971

 Km du jour : 231

 

DIMANCHE 22 DECEMBRE 2013

 19° / 25° - Couvert / Eclaircies

 Ce matin nous passons à la région des vignobles. Le vin colombien n’est pas trop réputé et nous nous contentons de goûter au raisin.

  Nous terminons la route qui, après LA UNION, LA VICTORIA, ANDALUCIA, nous mène à BUGA où habitent Patricia et Patrick qui nous accueillent de nouveau très gentiment. Nous sommes bien contents de les retrouver et de finir la journée ensemble.

  Km au compteur : 70 082

 Km du jour : 111

 Altitude : 990 m

 

 

LUNDI 23 DECEMBRE 2013

 19° / 23° - Couvert / Pluie

 La journée est maussade à l’extérieur mais entre bon repas préparé par Patricia et papotage, elle est bien agréable.

  En fin d’après-midi, le temps se dégage et nous partons pour une ballade dans Buga puis le long du rio et des parcs. D’innombrables sujets illuminés sont disposés partout donnant un bel air de fête à la ville.

 

BUGA - ILLUMINATIONS (2)

BUGA - ILLUMINATIONS (3)

  Nous terminons autour d’un grand plateau de viande, frites et riz dans un restaurant au bord du rio.

  Km du jour : 0

 

MARDI 24 DECEMBRE 2013

 9° / 25° - Couvert / Soleil

 Patricia nous prépare du caviar colombien, une sorte de toast fait avec de la pomme de terre râpée et grillée et une farce dessus, un délice.

  Dans l’après-midi nous partons tous les quatre en camion pour une ballade dans les environs. C’est l’occasion pour Patricia et Patrick de découvrir ce qu’est la route vue du haut du camion ; ça les change de la moto.

  La promenade dans GINEBRA est sympa, un bourg paisible où ils habitaient avant, avec sa grande place ombragée et sa belle église.

  En fin d’après-midi, nous poursuivons vers SANTA ELENA où habite la tante de Patricia et où nous allons passer la soirée de Noël. Nous découvrons sa splendide maison entourée d’un immense parc fleuri, avec un étang, une petite chapelle, des arbres fruitiers et plusieurs petits kiosques disposés au milieu de la nature.

  SANTA HELENA - REVEILLON (7)

SANTA HELENA - REVEILLON (5)

 

 Carolina et Carlos nous y accueillent à bras ouverts. Ils nous ont préparé une chambre, impossible de dormir dans le camion ; l’hospitalité et la gentillesse des Colombiens n’est pas un vain mot.

  Installés sur la terrasse, la soirée commence par l’Aguardiente, l’alcool local.

 Vers 22H, nous nous régalons d’une grosse assiette de 3 viandes différentes grillées au barbecue, l’asado typique de Noël, accompagnées de morceaux de banane frits, de pommes de terre et de maïs.  

  SANTA HELENA - REVEILLON (8)

SANTA HELENA - REVEILLON (10)

  Ce qui est étrange pour nous, c’est que les gens arrivent à n’importe quelle heure ; ils passent quand ils veulent déguster leur assiette. Les enfants et de la famille viendront ainsi nous rejoindre.

  Aux 12 coups de minuit, tout le monde se souhaite un bon Noël avant que la grande terrasse ne serve de piste de danse aux sons de la musique latino.

  Une grande soirée qui nous permet de découvrir avec plaisir l’ambiance colombienne.

  Km au compteur : 70 138

 Km du jour : 56

  

 

MERCREDI 25 DECEMBRE 2013

 18° / 30° - Soleil

 Le petit déjeuner dehors est bien sympa et le café a encore un meilleur goût bu près de l’étang avec ses magnifiques fleurs de nénuphars.

 SANTA HELENA - REVEILLON (2)

 En fin de matinée, nous quittons Carolina et Carlos, un couple bien sympathique et les remercions pour ce bon moment passé ensemble dans un cadre paradisiaque.

  Après une petite pause à Buga, c’est dans la maison de famille de Patricia, à TULUA, que nous nous rendons. Trois de ses soeurs y vivent et là encore nous somme accueillis comme si nous étions de la famille. Nous sommes attendus pour partager le repas typique, le Sancocho, une soupe qui a mijoté au feu de bois suivie d’une assiette composé de poulet et de riz. Nous apprenons que la banane, donnée en même temps que la soupe, est normalement mangée avec. Effectivement, une petite bouchée de banane avec une cuillère de soupe donne un goût salé-sucré très bon.

  Le dessert aussi est typique de Noël : du gâteau coco, un autre à base de panela et riz, une sorte de pudding, de la crème à base de panela (le sucre de canne).

  TULUA - NOEL (1)

 Là encore, d’autres membres de la famille arriveront un peu plus tard pour partager ce repas.

  C’est tous ensemble qu’ils seront heureux de visiter le camion avant que nous fassions une photo de cette grande et belle famille ; c’est toujours très touchant d’être reçu avec tant de générosité et gentillesse.

  TULUA - NOEL (2)

  Après une nuit précédente un peu courte, personne ne traîne ce soir.

  Km au compteur : 70 220

 Km du jour : 82

 

JEUDI 26 DECEMBRE 2013

 20° / 30° - Pluie / Soleil

 Après une bonne pluie en début de matinée, le soleil réapparaît et nous pouvons partir à la pêche comme prévu. C’est un étang privé aménagé ; il y a donc du poisson mais encore faut-il l’attraper !

 BUGA - PECHE (6)

  Patrick et Jean-Marc s’y essaient pendant que je cuis une tarte aux oignons. Nous déjeunons dehors, pour l’instant, pas de poisson en vue.

 BUGA - PECHE (1)

  Ils seront meilleurs pêcheurs l’après-midi, surtout Patrick, qui en attrape 4 et Jean-Marc 2.

 BUGA - PECHE (5)

  Au diner nous nous régalons donc de tilapia rouge, sauf Patrick qui adore pêcher mais ne mange pas de poisson !

  Patrick et Patricia ont eu une super idée de cadeau de Noël et nous sommes maintenant équipés d’une arme redoutable contre les moustiques, une raquette électrique qui devrait nous permettre de ne plus les rater.

 BUGA - NOEL (1)

  Nous finissons cette journée encore bien sympa avec leurs amis.

 BUGA - NOEL (2)

 Kmau compteur : 70 227

Km du jour : 7

 

VENDREDI 27 DECEMBRE 2013

23° / 32° - Soleil

Aujourd’hui il faut quand même se mettre un peu au boulot, bricolage, nettoyage, écritures entrecoupés de nombreuses pauses discussions …

 Km du jour : 0

 

SAMEDI 28 DECEMBRE 2013

23° / 32° - Soleil

Nous commençons par travailler sur les ordi car nous avons pris pas mal de retard dans le tri de photos.

 Nous pensions partir en début d’après-midi, mais non, le départ ne sera pas pour aujourd’hui.

 Km du jour : 0

 

DIMANCHE 29 DECEMBRE 2013

23° / 32° - Soleil

Ce matin, c’est décidé, il faut reprendre la route. Nous connaissons le grand risque qui existe en Colombie, c’est d’y rester !

Il nous faut dire au revoir, et reprendre notre vie de voyageurs.

 Merci Patricia et Patrick pour ces super jours passés ensemble et cet accueil si chaleureux ; nous ne sommes pas prêts d’oublier notre passage en Colombie.

 

UN GRAND SOUVENIR

 

BUGA - FIN

  En route pour POPAYAN, nous croisons une course à pieds, bien que nous soyons sur la Panam, donc l’autoroute locale.

AVANT POPAYAN (1)

AVANT POPAYAN (2)

Nous atteignons cette ville assez rapidement car la route est bonne ; à partir de là, nous rentrons en zone montagneuse et les virages s’enchaînent. La route n’est pas en super état  et notre vitesse diminue.

 Quand le soleil baisse sur l’horizon, nous nous stoppons dans un village, PATIA, le long de la place ombragée. C’est un village à la population africaine, à l’image de la zone que nous traversons.

 Dès la nuit tombée, la musique se met en route puis des voitures tournent autour de la place en klaxonnant. Une femme nous dit que c’est un défilé, une façon de faire la fête ...

S’il y a une chose que nous ne regretterons pas en quittant la Colombie, c’est bien le bruit permanent !

 Km au compteur : 70 519

Km du jour : 292

Altitude : 680  m

LUNDI 30 DECEMBRE 2013

24° / 33° / 20° - Soleil / Couvert

Alors que nous nous apprêtons à partir, la femme de la maison en face de laquelle nous sommes stationnés nous invite à boire un café. Un dernier café colombien ne se refuse pas. Elle nous fait aussi visiter sa finca, bien modeste ; un bout de terrain avec des manguiers, citronniers, du yucca, un peu de maïs et derrière un pâturage avec quelques vaches. Elle en profite pour nous faire un petit sac de mangues.

PATIA - BIVOUAC (2)

Elle nous raconte qu’elle s’est réveillée à 2 H du matin et qu’elle a jeté un œil par la fenêtre pour regarder le camion et s’assurer que tout allait bien ! Que voulez-vous penser des Colombiens ? Jusqu’au dernier moment, ils nous auront prouvé leur gentillesse et leur grand cœur. Elle nous assure qu’elle pensera à nous et priera pour que notre voyage se passe bien ! Avec toutes les protections que nous avons reçues, tout devrait bien aller.

 Nous partons pour une dernière journée de route en direction de la frontière.

Au début la route est assez droite et le rio s’écoule dans la vallée.

 

ROUTE VERS PASTO (1)

 Puis nous retrouvons les virages et franchissons un col à près de 3 000 m. Nous avons une belle vue sur le canyon et les montagnes verdoyantes.

ROUTE VERS PASTO (3)

 Nous traversons également une zone à papillons blancs ; ils virevoltent de partout devant le camion. Difficile à saisir, nous profitons d’une pause pour faire la photo.

 

ROUTE VERS PASTO (2)

 Il n’y a pas trop de camions et nous avançons bien même si nous sommes un peu tournicotés en atteignant Pasto à cause des virages, montées et descentes.

Dans toute la ville, nous voyons beaucoup de pantins de chiffon. Ils sont utilisés à cette période de l’année par les habitants pour attirer l’attention sur le bord des routes et récolter quelques pièces pour faire la fête. Les vendeurs étalent aussi leurs créations.

 PASTO - PANTINS

Nous perdons du temps dans la ville à chercher du diesel ; il y a pénurie, beaucoup de stations sont à vide. Pour une fois, nous n’avons pas de réserve car le prix est ici bien plus élevé qu’en Equateur. A force de tourner, nous trouvons une pompe encore approvisionnée et pouvons donc continuer jusqu’à IPIALES, la ville frontière que nous atteignons à 16 H.

 En cette période de fête, il y a beaucoup de monde à la douane mais notre sortie de Colombie s’effectue dans un temps correct. De l’autre côté du pont, il n’en sera pas de même pour rentrer en Equateur, et nous dormirons sur place, mais ce sera une autre histoire …

 Voilà, l’aventure colombienne s’achève. En vivant 67 jours dans ce pays dénigré, nous avons eu largement le temps de le connaître. Nous avons parcouru toutes ses régions au cours des 6 097 km effectués et nous y avons découvert des paysages superbes, des régions très différentes, et surtout une population très attachante. Nous avons partout constaté une gentillesse, une disponibilité, un accueil incroyable.

 Et l’insécurité dans tout cela ? Nous ne l’avons jamais ressentie. Des policiers partout, une armée déployée sur tout le réseau routier. Nous avons suivi les consignes, ne pas s’isoler pour les bivouacs. Nous pouvons assurer que nous nous sommes toujours sentis en sécurité. Les Colombiens nous l’ont affirmé, les guérilleros n’ont pas tous disparus, ils sévissent encore dans certaines régions mais nous n’avons rien à faire dans ces lieux.

 En quittant ce pays, où nous avons découvert une rivière merveilleuse, un spectacle parmi les plus beaux que nous ayons eu la chance d’admirer, où nous avons été très touchés par nos rencontres, nous remmenons dans nos cœurs un souvenir inoubliable.

 Km au compteur : 70 764

Km du jour : 245

Altitude : 2 780  m

 

TOTAL KM EN COLOMBIE : 6 097

 TOTAL KM DEPUIS NOTRE ARRIVEE A BUENOS AIRES : 60 104

  

NOTRE PARCOURS AU COURS DES 67 JOURS PASSES EN COLOMBIE

ET DES 6 097 KM PARCOURUS

 

 

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