COLOMBIE

 

DE MEDELLIN A VALLEDUPAR

 

 

CARTE COLOMBIE BLOG 2

 

 

MARDI 12 NOVEMBRE 2013

19° / 26° - Soleil /Orage

Avant de quitter MEDELLIN, nous nous rentons à l’agence de voyages VINATUR (Calle 9 No 40-10 - Piso 3 - Parque Lleras el Poblado) pour nous renseigner sur les excursions au Cano Cristales que nous appelons en français « rivière aux mille couleurs ».

C’est une des merveilles du monde mais elle est bien cachée au milieu de l’Amazonie et accessible uniquement par avion.

 Nous sommes reçus par une jeune fille fort sympathique qui nous propose l’excursion sur 3, 4 ou 5 jours. Elle nous confirme que la période de floraison des plantes qui colorent la rivière s’étend de Septembre à Novembre et donc que nous sommes à la bonne époque.

Nous signons donc pour un séjour de 4 jours avec départ le 18 Novembre. D’ici là, nous devrons être arrivés à Villavicencio, à 2 H de route au sud est de Bogota.

 Nous changeons donc de cap et au lieu de continuer notre montée vers le nord, nous bifurquons vers Bogota, la capitale, située à quelques 400 km.

 Après que le GPS ait décidé de nous faire prendre les chemins de traverse nous menant vers LA FE, puis RIONEGRO, CARMEN DE VIBORAL, nous rejoignons la nationale à SANTUARIO. A COCORNA, nous la quittons pour trouver un bivouac plus au calme, le long de la route menant au village.

 Peu de temps après, l’orage éclate, avec d’énormes éclairs qui illuminent le ciel, et accompagné de fortes pluies. Forcément, c’est à ce moment que nous tombons en panne de gaz. Nous attendons une petite accalmie pour sortir et connecter notre 2è bouteille pour préparer le repas. L’orage finit par passer mais pas la pluie qui continue encore un bon bout de temps.

 Km au compteur : 66 086

Km du jour : 89

Altitude : 1 600 m

 

MERCREDI 13 NOVEMBRE 2013

21° / 35° - Soleil

Le soleil est revenu et tout est déjà sec.

Nous reprenons la route qui monte et descend au gré des collines couvertes d’une végétation abondante ; pas étonnant vu le nombre de cascades. Nous voyons aussi la trace de nombreux éboulements le long de la route.

 Nous faisons une pause café à la jonction de deux rivières ; une bien propre qui descend de la montagne et une toute marron qui draine la terre de la vallée.

ROUTE_VERS_PUERTO_TRIUNFO__1_

 Puis progressivement nous quittons la zone montagneuse et la température se met à grimper. A partir de PUERTO TRIUNFO, nous sommes sur un immense plateau et atteignons facilement les 35°. D’ailleurs le panneau de la ville de PUERTO SALGAR mentionne comme température moyenne annuelle 38° !

 Nous traversons un fleuve qui s’étale sur plusieurs centaines de mètres mais très peu profond ; cela faisait longtemps que nous n’en avions pas vu un de cette largeur.

Nous ferions volontiers un arrêt à l’ombre mais il n’y a aucune possibilité sur cette route. En plus, la circulation est bloquée et nous patientons un bon moment au soleil, histoire de finir de nous cuire dans le camion. Nous avons bien la clim, mais si nous la mettons, nous avons peur de ne plus quitter la cabine.

 A la vue d’un panneau indiquant Charca Guarinocito et représentant un échassier, nous bifurquons sur un chemin en pente raide, qui mène à un rio. Une dizaine de maisons en bois occupent un petit coin de verdure bien sympa. L’herbe près de la rivière nous convient parfaitement. Les enfants arrivent en courant, suivis des adultes ; comme toujours, nous sommes bien accueillis.

 CHACA_GUARINOCITO__18_

Les bords du rio sont marécageux et nous sommes prévenus, à 18 H, il faut s’enfermer car les moustiques attaquent. Effectivement, tous les locaux disparaissent juste avant que la nuit ne tombe et c’est le calme complet. Par contre, nous avons encore quelques heures à transpirer avant que la température ne baisse dans la cellule.

Km au compteur : 66 274

Km du jour : 188

Altitude : 160 m

 

JEUDI 14 NOVEMBRE 2013

23° / 35° - Soleil

Nous sommes réveillés, dès le lever du soleil, par les cris des oiseaux.

 A 9 H, nous avons rendez-vous pour un tour en barque sur le rio. En fait c’est un bras de l’énorme fleuve Magdalena que nous avons traversé avant d’arriver ici.

La barque glisse sur le rio dans un calme absolu ; nous longeons les bords où se cachent une multitude d’oiseaux, dans les plantes aquatiques. CHACA_GUARINOCITO__1_

 

CHACA_GUARINOCITO__8_

 

CHACA_GUARINOCITO__14_

 

CHACA_GUARINOCITO__19_

 C’est amusant car les plantes naviguent également ; leurs racines ne sont pas ancrées et on croirait qu’elles sont équipées de petits flotteurs.

 CHACA_GUARINOCITO__3_

Beaucoup d’oiseaux et d’échassiers s’envolent à notre approche.

 Un fil de fer marque l’extrémité du rio navigable ; derrière commence une réserve où les poissons sont protégés de la pêche ; c’est une étendue de plantes aquatiques à perte de vue.

 

CHACA_GUARINOCITO__17_

 Nous revenons en longeant l’autre bord où nous voyons un iguane qui bronze sur une branche d’arbre. CHACA_GUARINOCITO__16_

 Notre guide nous explique que les collines qui bordent cette rive sont aux mains des narcotrafiquants et que si on y rentre, on est mort ; le message est clair ! Ce sont des territoires sans routes où effectivement personne n’a rien à y faire.

 Nous avons aussi une belle vue sur la chaîne montagneuse au loin.

CHACA_GUARINOCITO__15_

 

Cette ballade d’une bonne heure est un enchantement ; comme quoi, il y a de super endroits à faible distance de la grande route mais il est bien difficile de les connaître.

 Le lieu étant bien agréable, nous décidons de rester là pour la journée. Nous avons déjà bien avancé et nous avons donc le temps d’ici dimanche. Une journée de pause est toujours bienvenue, surtout dans un endroit calme où les grands arbres apportent un peu de fraîcheur.

 Quelques arbres ont de beaux fruits qui servent à faire du jus.

CHACA_GUARINOCITO__23_

 Dans l’après-midi, les enfants du village, revenus de l’école qui finit à 13 H, viennent nous tenir compagnie.

 Jean-Marc s’essaye à une partie de dominos avec les pêcheurs.

 Voilà une bonne journée aux contacts des habitants. Un bon endroit à retenir mais en semaine, comme souvent, car il paraît que le lieu est très fréquenté le week-end.

(N 05 20 438 – W 74 44 085)

 Km du jour : 0

 

VENDREDI 15 NOVEMBRE 2013

23° / 33° - Soleil / Pluie

Nous quittons notre  petit coin de verdure pour nous diriger vers Bogota.

Jusqu’à HONDA, la route se poursuit sur le plateau avec une température étouffante. Puis elle commence à s’élever nous procurant un peu d’air frais.

 Nous avançons à la vitesse d’une tortue car des bouts de route sont en réfection tous les 10 km, avec une circulation alternée. Du coup, ce sont des centaines de camions américains, avec leurs 2 grosses cheminées bien fumantes, qui avancent au pas ; la route n’étant qu’à deux voies, il est quasiment impossible de les doubler, il faut prendre son mal en patience.

Nous avons passé la journée sur la route et n’avons fait que 168 km ; bon, il nous reste encore 2 jours pour atteindre le but.

 En plus, à 16 H, il se met à pleuvoir et nous décidons de nous arrêter dans un village, ALBAN. La place devant l’église étant en pente, nous allons demander à la municipalité l’autorisation de nous stationner le long de la mairie ; après être passés de bureau en bureau, nous arrivons à l’autorité suprême : Monsieur le Maire nous donne son accord  gentiment.

 A part la musique du bar un peu plus loin, la place est calme et il y a même une connexion wifi libre, même si elle fonctionne moyennement.

 Km au compteur : 66 442

Km du jour : 168

Altitude : 2 280 m

 

SAMEDI 16 NOVEMBRE 2013

19° / 26° - Soleil

Nous reprenons la route toujours encombrée mais sans arrêt travaux. Par contre, c’est le péage qui va nous stopper un certain temps. Alors que depuis notre entrée dans le pays, nous sommes passés en catégorie 1 puisque nous n’avons que 4 roues, comme les voitures de tourisme, ici ils ont décidé de nous payerions suivant la taille de nos roues ( ?) et nous mettent en catégorie 4. La discussion dure un certain temps puis un agent de sécurité vient, puis un policier. La femme n’en démord pas et nous non plus car nous avons gardé la pile de nos 25 tickets de péage où nous sommes toujours en catégorie 1.

Au bout d’une demi-heure, le policier ne sachant plus que faire car ni la femme ni moi ne cédons, il paie le péage à notre place et nous dit de passer. Là, pas d’accord non plus et je rattrape le policier pour lui donner l’argent ; il était très gentil et très embêté et en aucun cas ce n’était à lui de payer.

 Nous nous arrêtons à la première ville pour déjeuner ; il vaut mieux prendre des forces avant de traverser Bogota. Il n’y a pas de périphérique mais simplement de grandes avenues embouteillées où motos, vélos, bus, camions, voitures se disputent la place ; sans oublier quelques carrioles …

BOGOTA

Notre traversée d’ouest en est s’effectuera en un peu plus d’une heure trente ; nous en ressortons abrutis par le bruit et la pollution. Par contre, heureusement la température y est agréable car nous sommes à 2 600 m.

 Maintenant, il faut continuer la route où d’autres péages nous attendent ; c’est le fléau de ce pays, les péages n’arrêtent pas alors que les routes sont de simples nationales en mauvais état. De plus, plus nous montons vers le nord, pire c’est ; que ce soit l’essence, les repas, les péages, tout devient trois fois plus cher que dans le sud du pays.

 Chaque département a un concessionnaire qui gère son réseau routier et applique le prix qu’il souhaite. Nouvelle route, nouveau concessionnaire, nouveau problème de péage. Cette fois on nous demande 20 €, de nouveau pour une catégorie 4 ; en fait ici ils ont des machines automatiques qui détectent la taille et seules les catégories camions de transport existent. Ils veulent donc que l’on paye le même prix que les poids lourds avec leurs 10 ou 12 roues. Nous bloquons de nouveau le péage et par chance il y a un bureau de surveillance. J’y file m’expliquer et la femme, plus compréhensive, téléphone à la concession pour savoir ce qu’il en est. La réponse est catégorie 1 ; maintenant il reste à trouver une solution pour l’appliquer et cela prendra encore plus de 30 mn. Deux autres péages nous attendent sur les 60 km restant et comme c’est le même concessionnaire, ils acceptent de les prévenir pour éviter de nouveaux problèmes. Effectivement, cela fonctionne ; à l’approche du péage, on remarque un vigil qui nous attend et court vers la voie où nous passons pour prévenir que notre catégorie est la une.  

 La route qui mène à Villavicencio est hyper surveillée ; plus nous avançons, plus l’armée est présente, avec même des automitrailleuses. Tous les ponts sont gardés par des garnissons de soldats. La route descend sans cesse, traversant des canyons successifs où les tunnels sont nombreux ; c’est peut-être ce qui explique le prix élevé des péages.

 A l’approche de la ville, nous cherchons à nous arrêter car la nuit tombe. Nous bifurquons sur un quartier riche qui borde la route et obtenons l’accord des habitants pour nous stationner sur le terre-plein herbeux de l’église.

 Une dure journée qui se termine ; nous aurons bien mérité nos 4 jours de vacances …

 Km au compteur : 66 552

Km du jour : 110

Altitude : 500 m

 

DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013

22° / 30° - Nuageux

En peu de km, nous arrivons au centre de VILLAVICENCIO et à l’agence Vinatur qui est tout près de l’aéroport. En ce dimanche matin, c’est un petit jeune qui fait la permanence et il ne sait pas grand-chose. Il nous confirme que nous devrons être là demain matin à 7 H et que nous irons stationner le camion dans l’enceinte de l’aéroport.

 Il ne nous reste qu’à trouver un coin sympa pour passer la journée, et si possible, à l’ombre car il fait chaud et humide. Le parc, à l’entrée de la ville, accessible aux véhicules, est parfait. Sous les grands arbres, il y a un peu plus d’air.

 Nous y restons jusqu’en milieu d’après-midi puis allons faire un tour au centre commercial climatisé. Il est déjà tout décoré pour Noël, avec plusieurs espaces de jeux pour les enfants. Il ressemble fortement aux centres français, avec de beaux magasins mais peu de marques que nous connaissons. VILLAVICENCIO_CENTRE_COMMERCIAL

 Le soir nous allons nous installer devant l’agence ; nous serons ainsi sur place pour demain matin.

 Km au compteur : 66 575

Km du jour : 23

Altitude : 500 m

 

LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

22° / 28° - Nuageux / Pluie

La nuit a été un peu courte ; d’abord la police qui vient frapper à 23 H 30 pour savoir ce qu’est le camion puis nous souhaiter bonne nuit ! Puis à 3 H, un énorme orage éclate ; les coups de tonnerre nous font sursauter plusieurs fois ; la foudre tombe tout près ; des trombes d’eau s’abattent sur le camion.

A 7 H, nous sommes à l’agence. C’est elle qui procède à l’enregistrement des bagages et nous donne un ticket de vol.

Six autres personnes colombiennes nous rejoignent.

Puis nous allons garer le camion dans l’enceinte de l’aéroport près des hangars de réparation.

 A 9 H, nous sommes prêts à embarquer, en 2 groupes répartis sur deux petits avions.

A la vue de l’avion, un Cesna mono moteur de 6 places, j’ai un peu peur. Cela me rappelle le survol des lignes de Nazca pendant lequel j’avais été malade du début à la fin. Là finalement cela se passera bien.

 Jean-Marc est content, il est à côté du pilote.

Volant à faible altitude, nous pouvons admirer le paysage ; quelques villages, des gisements, apparemment de pétrole, des palmeraies et plein de rivières qui quadrillent l’immense plaine. IMG_0558

IMG_0560

Puis le temps se gâte, nous rentrons dans les nuages et essuyons de grosses averses. Nous volons en aveugle et l’avion tangue un peu ; c’est très impressionnant car on se sent plus vulnérable que dans un gros avion.

 Quand l’horizon se découvre, nous avons totalement changé de paysage ; des collines couvertes de forêts, avec juste quelques prairies, et plus aucune route.

IMG_0819

 Puis au loin, après 1 H de vol pour 450 km, se dessine le village de MACARENA avec son terrain d’atterrissage où nous nous posons en douceur.

 Gros avantage, nous n’attendons ni la passerelle, ni les bagages qui passent directement sur le tapis roulant …

 

IMG_0564

IMG_0567

 Notre arrivée est enregistrée à la cabane, sous la surveillance des militaires lourdement armés.

 Le temps couvert minimise la température. IMG_0808

Nous nous rendons à pieds à l’hôtel, à quelques centaines de mètres, tout près de la place principale. Les rues sont en terre et plutôt gadouilleuses.

 

IMG_0755

 Ce sont de petits bungalows disposés dans un beau jardin fleuri avec piscine. Nous n’en profitons pas car l’orage éclate.

 

IMG_0752

 Après un copieux déjeuner, la pluie oblige nos guides à changer le programme et nous partons dans un vieux minibus 4X4 vers le Cano des Piedras. Après s’être fait bien ballotter sur des pistes hyper boueuses, nous découvrons le rio où nous voyons nos premières algues, de couleur parme, avec plein de nuances. Les couleurs sont belles mais manquent terriblement de soleil. Nous pataugeons un peu sur les pierres glissantes et c’est la guide qui nous montre l’exemple en glissant et tombant dans un trou d’eau.

 IMG_0587

 La pluie s’est enfin arrêtée et nous pouvons profiter d’un beau point de vue sur le Cerro Macarena avant de rejoindre l’hôtel.

 

IMG_0593

 Après quelques brasses dans la piscine, pour Jean-Marc seulement, c’est l’heure de dîner ; nous ferons ensuite juste une petite ballade dans les quelques rues de la ville.

 

MARDI 19 NOVEMBRE 2013

Doux à chaud - Soleil / Un peu de nuages

Il y a des jours où l’on ne regrette pas de s’être levés.

Le petit déjeuner, avec soupe de poisson, œufs aux plats, galettes de maïs, devrait nous donner des forces pour la journée.

 La ponctualité et le manque d’organisation des Colombiens nous énervent un peu, mais nous finissons par partir à 9 H dans une pirogue taillée dans un tronc d’arbre pour remonter le fleuve sur quelques km. En cours de route, nous pouvons admirer quelques tortues et oiseaux.IMG_0756

IMG_0598

Nous continuons ensuite dans la benne aménagée d’un 4X4 qui nous débarque au milieu de la pampa après 20 mn de piste bien remuante.

 S’en suit une bonne demi-heure de marche à pieds pour atteindre le bord du rio Cristales que l’on va remonter, descendre, traverser à maintes reprises, découvrant bassins, cascades tout au long de la journée.

 IMG_0657

IMG_0649

IMG_0627

 C’est une pure merveille de la nature ; les tableaux de toutes les couleurs sont fabuleux ; le rouge se mêle au jaune, au vert, au noir. Nous sommes ébahis par tant de beauté.

 IMG_0698

IMG_0669

IMG_0683

 Toutes ces couleurs proviennent de plantes accrochées sur les rochers et qui s’épanouissent de Septembre à Novembre. De couleur rouge lorsqu’elles sont au soleil, elles sont vertes lorsqu’elles vivent abritées sous les arbres.

 IMG_0660

IMG_0675

Ce sont elles qui donnent cette couleur spectaculaire à l’eau.

 Cela nous fait oublier que nous marchons sous la chaleur, sur des entiers escarpés, escaladant des rochers et traversant sur des troncs d’arbres pour découvrir de nouveaux coins du rio. ; heureusement que quelques traversées de rio, bien que parfois périlleuses sur les rochers glissants, sont là pour nous rafraîchir.

 IMG_2196

IMG_0686

 La pause à une piscine naturelle nous fera du bien.

 Le pique-nique aussi est agréable, au pied d’une cascade où certains iront même se faire doucher.

 Nous revenons sur l’autre bord du rio où le spectacle continue, avec encore de beaux rochers et des trous d’eau colorés.

 IMG_0632

IMG_0634

IMG_0672

 Il nous reste à refaire le chemin à l’envers, avec de nouveau marche, 4X4 et pirogue. C’est bien fatigués mais heureux que nous rejoignons l’hôtel.

 Une fabuleuse journée auprès d’un rio préservé grâce à son accès difficile ; la récompense dépasse largement les efforts fournis pour découvrir cette beauté naturelle cachée et méconnue.

 IMG_0678

 Un bain dans la piscine nous délassera un peu les jambes avant le dîner et une bonne nuit.

 

MERCREDI 20 NOVEMBRE 2013

Doux / chaud / Doux - Soleil / Orage / Nuageux

Nous partons pour une nouvelle journée d’excursion et rejoignons le rio, comme hier. Aujourd’hui nous sommes seuls avec la guide et serons apparemment les seuls visiteurs sur le parc mis à part les patrouilles de l’armée. Les militaires, fort sympathiques, sont lourdement armés.

 Nous nous enfonçons plus profondément qu’hier et remontons le rio sur plusieurs km, tantôt par un sentier au milieu de la végétation, tantôt en crapahutant entre rochers, racines ou ruisseaux. Nous sommes étonnés que le chemin ne soit pas plus tracé ; il est donc peu emprunté.

 IMG_0709

IMG_0711

Les cascades et bassins se succèdent, avec toujours ces couleurs merveilles. Il est difficile de décrire cette beauté ; c’est à admirer !

 IMG_0733

IMG_0737

IMG_0726

Pour le déjeuner, notre repas nous est servi dans de grandes feuilles ; de la viande, du riz et une banane cuite et moelleuse. La pause est la bienvenue ; c’est l’occasion de nous délasser les jambes qui souffrent avec la chaleur, les pantalons longs et les tennis, obligatoires.

 Puis nous remontons encore un peu la rivière pour atteindre la cascade finale où nous avons le plaisir de nous baigner dans un bassin paradisiaque.

 IMG_0748

IMG_0742

IMG_2222

 Nous revenons par le même chemin et alors que nous sommes en pleine savane, l’orage éclate. Nous découvrons ce qu’est un vrai orage amazonien. Les 2 ponchos de mamie sont d’un grand secours ; pataugeant dans les ruisseaux en cru, nous finissons quand même trempés jusqu’à la taille.

 Arrivés au 4X4, la pluie cesse. Elle a dû réveiller les animaux car sur le trajet en barque, nous voyons de petits singes dans les arbres sur les bords du rio et de gros oiseaux ressemblant un peu à des faisans.

 Aujourd’hui nous avons eu notre dose de trempette et nous délaissons la piscine.

 Nous profitons de la coupure de courant pour faire une petite sieste avant le dîner.   

 

JEUDI 21 NOVEMBRE 2013

Chaud / Très chaud - Soleil

Pour notre dernière matinée, nous partons vers un autre rio en bateau. Nous grimpons un peu et avons une belle vue sur les environs.

IMG_0804

Ce rio est aussi beau et coloré que le Cano Cristales.

 

IMG_0786

IMG_0764

IMG_0769

IMG_0761

 Et puis ce sera un dernier bain dans une piscine naturelle, au milieu des rochers, entourés de magnifiques couleurs ; grandiose !

 IMG_0802

 Il est l’heure de prendre le chemin du retour en longeant une dernière fois cet endroit de rêve.

 IMG_0791

 Un dernier saut à l’hôtel où nous déjeunons d’un poisson de la rivière et c’est le moment du vol de retour.

 L’avion est encore plus petit qu’à l’aller ; nous ne sommes que 3 plus le pilote.

Nous quittons la MACARENA 

IMG_0813

et par gentillesse, il survole très bas le rio Cristales pour un dernier au revoir à cette fantastique rivière à laquelle nous accordons bien volontiers le titre de plus belle rivière du monde !

 

IMG_0816

 Le ciel étant bien dégagé, nous profitons durant tout le vol des paysages de la forêt amazonienne.

 IMG_0822

 Voilà l’arrivée sur VILLAVICENCIO qui marque la fin de l’excursion.

 IMG_0831

IMG_0832

 Ce voyage dans le voyage restera encore un de nos grands moments inoubliables.

 Notre camion nous attend gentiment à l’aéroport et après quelques courses au supermarché, nous revenons nous stationner devant l’agence pour le bivouac.

 Les responsables de l’agence nous invitent à partager un moment sympathique devant des bières.

 C’est une agence qui mérite à être connue car leurs prestations ont été parfaites et l’accueil très cordial. L’excursion à la rivière Cristales est vraiment à réaliser si l’on se trouve en Colombie à la bonne période, Septembre à Novembre, car le prix est correct (450 € / pers. pour les 4 jours, absolument tout compris).

(VINATUR à Medellin ou Villavicencio – www.vinaturcolombia.com)

  Km au compteur : 66 594

Km du jour : 19

Altitude : 500 m

 

VENDREDI 22 NOVEMBRE 2013

25° / 32° - Soleil / Nuageux

 Comme nous sommes invités à déjeuner par Vinatur, nous passons la matinée en ville et profitons de la wifi de l’agence pour lire nos messages.

 A midi, nous allons nous régaler de bonne viande grillée sur d’énormes broches et cuite au feu de bois ; nous apprécions cette gentille attention bien colombienne.

 Il est temps de reprendre la route pour repartir sur Bogota. Il n’y a qu’une centaine de km mais vu le trafic nous mettons un temps infini. Pourtant, cette fois nous ne perdons pas de temps aux 3 péages ; apparemment on nous reconnaît, ou plutôt le camion.

 En grimpant sur la capitale, nous perdons 10 degrés et pour une fois, nous en sommes ravis.

 Le nuit tombe alors que nous galérons dans les bouchons de Bogota que nous devons traverser pour rejoindre le nord. Il y a beaucoup plus de bus que de véhicules particuliers ; nous découvrons les Road Train Bus composés de 3 éléments. Malgré cela, ils sont bondés.

 

BOGOTA (1)

Nous traversons un peu de tout, des quartiers pauvres, des avenues très commerçantes, un quartier de grandes tours, un très beau parc tout illuminé où nous aurions bien aimé nous arrêter mais c’est mission impossible.

Quand la circulation se fluidifie un peu, nous profitons d’un beau quartier pour nous stationner dans une petite rue. Ce ne sont que hôtels et restaurants de luxe, tous bien gardés, nous y serons donc en sécurité.

(N 04° 39 087’ – W 074° 03 268’)

 De plus, en faisant un tour dans le quartier, nous tombons sur la HSBC, c’est donc bien pratique.

 Km au compteur : 66 720

Km du jour : 126

Altitude : 2 500 m

 

SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013

18° / 23° - Soleil

Ce matin, ce sera un bon petit déjeuner, avec croissants fourrés ; eh oui, dans les coins chics, il y a de bonnes boulangeries.

 On vous a dit que l’emplacement était sécurisé …

 BOGOTA (2)

 Nous sommes d’attaque pour reprendre la traversée de Bogota et faire la queue sur des kilomètres pour sortir de la ville. Même lorsque nous sommes sur « l’autoroute », les vendeurs sont autorisés.

 BOGOTA (3)

 L’arrêt au péage sera une fois de plus laborieux mais nous gagnons notre catégorie 1, puis nous arrivons en fin de matinée à NEMOCON pour visiter la mine de sel.

 Nous nous enfonçons sous terre et découvrons de grandes galeries de roche noire où le sel affleure , drainé par le ruissellement de l’eau.

 NEMOCON MINE DE SEL (1)

NEMOCON MINE DE SEL (2)

A un endroit, une cascade de sel s’est formée.

 NEMOCON MINE DE SEL (6)

Quelques concrétions aux formes ciselées ornent une paroi.

 NEMOCON MINE DE SEL (7)

 L’eau stagnante salée forme un miroir dans lequel se reflète le plafond de la galerie, donnant une impression de profondeur.

 NEMOCON MINE DE SEL (3)

Quelques sculptures ont aussi été réalisées dans la roche saline dont un coeur taillé par un mineur représentant le cœur qui bat de la Colombie …

 Nous en ressortons un peu déçus ; c’est joli mais pas plus.

D’autre part, nous trouvons la mise en scène (fermer les yeux et avancer accrochés les uns aux autres) un peu ridicule et la visite plutôt longue (1H45) pour le peu qu’il y a à avoir. Peut-être aussi que le fait d’être un groupe d’une bonne quinzaine de personnes a un peu gâché la visite.

 Nous quittons le village par une piste en très mauvais état, apparemment pas celle que nous pensions prendre, mais elle s’avère être très belle au niveau paysage. Nous traversons la campagne, avec successivement des pâturages, des collines, un canyon, un lac et des haies de mimosas. Cela tombe bien, la piste ne permet pas de dépasser les 10 km/h !

 PISTE NEMOCON A SESQUILE (1)

 

PISTE NEMOCON A SESQUILE (2)

 Nous débouchons sur la ville de SESQUILE où nous cherchons un bivouac avant de tomber sur la nationale et portons notre choix sur un grand parqueadero herbeux (terrain proposé par les habitants et servant de parking) où nous sommes bien au calme.

 Km au compteur : 66 813

Km du jour : 93

Altitude : 2 600 m

 

DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2013

15° / 24° - Soleil / Nuages

Nous repartons par la nationale mais pour peu de temps avant de rebifurquer sur les petites routes traversant la campagne. En fait ce n’est pas une super idée car dès que l’on passe sur le réseau secondaire, ce sont des pistes de terre en mauvais état. Nous avançons donc très lentement et atteignons NUEVO COLON qu’en fin de matinée.

Il y a une petite fête religieuse avec une procession, l’occasion de faire une pause et de constater une fois de plus la ferveur religieuse des peuples d’Amérique du Sud.

 NUEVO COLON - PROCESSION (1)

 Puis nous nous dirigeons vers PUENTE BOYACA, un lieu historique capital dans l’histoire de l’Amérique latine. C’est là que l’armée des indépendantistes, menée par Simon Bolivar, battit l’armée espagnole le 7 Août 1819 ; les drapeaux des 5 pays libérés lors de la guerre d’Indépendance y flottent : Colombie, Vénézuela, Bolivie, Pérou et Equateur.

 PUENTE BOYACA

 En repartant, nous évitons la grande ville de TUNJA et nous dirigeons directement sur SAMACA, un village très animé. Tous les commerces sont ouverts ainsi que le marché, bien que l’on soit en plein dimanche après-midi. Nous y achetons nos fruits et légumes ; les gens sont très sympathiques et plusieurs nous demandent de quel pays nous venons. Apparemment nous n’avons pas encore une tête locale, pourtant nous avons pris de bonnes couleurs.

 Ensuite nous nous régalons d’une super coupe de glace.

Nous sommes surpris car le râpé que vous voyez sur la photo est bien du fromage. Toutes les coupes en ont et finalement ce n’est pas mauvais du tout, mélangé aux fruits frais et à la glace. Heureusement, nous n’en avions pris qu’une pour deux, car c’est un vrai repas. Toute la coupelle est remplie de fruits avec de la crème. Et tout cela pour 2,70 € ; ici ce n’est pas un lieu touristique.

 SAMACA

Nous finissons la journée stationnés sur la place principale pour profiter du réseau wifi libre de la municipalité. Une halte sympa.

 Km au compteur : 66 924

Km du jour : 111

Altitude :

 

LUNDI 25 NOVEMBRE 2013

 16° / 25° - Nuages

En peu de temps, nous atteignons VILLA DE LEYVA, un village très touristique car c’est l’un des sites coloniaux les plus anciens du pays.

 A peine descendus du camion, nous sommes abordés par un couple colombien qui nous propose d’aller manger un empanada pour discuter un peu.

VILLA DE LEYVA (1)

 

Nous découvrons ainsi la place principale, immense, et qui nous surprend car c’est une étendue pavée sans végétation, en fait sans rien ; nous n’avions encore jamais vu.

 VILLA DE LEYVA (2)

 

Après avoir passé un petit moment avec Julian et Nora, ils nous donnent rendez-vous ce soir à 17 H pour que nous allions chez eux.

 Nous partons à la découverte de ce village tout mignon, avec ses maisons identiques, blanches, à 2 étages et aux beaux balcons en bois. Toutes les ruelles sont en gros pavés. C’est très propre et paisible avec de petites places où il fait bon se poser.

 VILLA DE LEYVA (5)

 

En flânant, nous découvrons de beaux patios avec leurs fontaines en pierre et toujours très fleuri.

VILLA DE LEYVA (7)

 

 Nous passons par le Musée Antonio Narino qui est une superbe demeure datant d’avant 1 600 mais superbement restaurée où sont exposées quelques pièces coloniales.

 Nous cherchons la boulangerie française réputée mais pas de chance, elle est fermée.

 Après une ballade bien agréable, nous rejoignons le camion pour notre rendez-vous. C’est leur fils, âgé d’environ 35 ans, qui vient nous chercher et nous emmener chez eux. Leur maison est située dans un parc privé regroupant une douzaine de superbes villas sur des terrains de 3 000 m² chacune. Le grand luxe.

VILLA DE LEYVA (9) - CHEZ JULIAN

 Leur immense maison et le jardin sont magnifiques, déjà décorés pour Noël. Et quelle décoration ! Les pièces sont remplies d’objets de Noêl ; nous n’avons jamais vu un sapin aussi beau ; un raffinement et une harmonie incroyable poussés très loin car même le tablier et le torchon accrochés dans la cuisine sont « spécial Noël ».

 Nora est apparemment une artiste car elle peint également de très beaux tableaux.

 Nous sommes accueillis avec une extrême gentillesse et avons beaucoup de mal à rester dormir dans le camion car en tant qu’invités, ils voulaient que nous dormions dans la maison.

 Nous passons une très bonne soirée avec une comida typique : chocolat chaud et toasts grillés au jambon, tomate et petits pains.

 Avant de se coucher, une petite marche dans le parc, en compagnie du gardien qui veille toute la nuit, nous fera découvrir les autres maisons. Elles sont toutes inoccupées car ce sont des maisons de week-end ou de vacances. Même dans le noir, nul doute qu’elles sont toutes luxueuses.

 Nous passons une nuit au calme complet.

 Km au compteur : 66 953

Km du jour : 29

Altitude : 2 100 m 

 

MARDI 26 NOVEMBRE 2013

18° / 30° - Soleil

A 8 H, un petit déjeuner nous attend. Nous commençons par un café sur la terrasse qui domine la vallée puis à table, ce sera jus de mandarines du jardin, soupe typique de la région avec des galettes de maïs toutes chaudes.

Inquiet pour notre trajet, Julian nous indique les routes à prendre ou ne pas prendre pour rejoindre la côte avec plein d’informations sur les endroits à voir en cours de route.

 Nous les remercions tous les trois pour leur accueil et leur gentillesse ; encore une preuve de cette générosité colombienne si appréciable.

Nous rejoignons la nationale à ARCABUCO puis continuons sur BARBOSA et atteignons   SAN GIL. Dès l’arrivée en ville, nous sentons la galère ; des rues très pentues et minuscules nous font faire demi-tour rapidement.

 Nous décidons de reprendre la route pour BARICHARA où nous arrivons à la nuit. C’est un petit village paisible avec une belle église illuminée et nous nous installons devant.

 Km au compteur : 67 153

Km du jour : 200

Altitude : 1 280 m 

 

MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013

19° / 30° - Soleil

Les cloches sonnent le réveil du village à 5 H, 5H30 puis 6 H. Nous finissons par nous lever aussi ; ça tombe bien, nous voulions partir de bonne heure pour faire la randonnée jusqu’au petit village de GUANE.

 Nous découvrons ce village colonial aux rues pavées en forte pente et aux maisons basses ; il a conservé son aspect original depuis sa création en 1 705. BARICHARA

 Nous grimpons en haut du village et partons sur le Camino Real, un ancien chemin indigène qui a ensuite été empierré. C’est une ballade en pleine nature bien sympa, avec des papillons, les beaux arbres « gallineros » desquels pendent des lichens et un calme absolu. DE BARICHARA A GUANE (2)

DE BARICHARA A GUANE (3)

 Les fleurs exotiques vendues en pot chez nous sont ici dans leur élément. DE BARICHARA A GUANE (4)

  Nous mettons 2H15 pour atteindre GUANE ; il est temps d’arriver car le soleil commence à taper fort. Toutes les maisons blanches semblent endormies ; c’est plus que paisible.

 Nous rejoignons la place pour trouver âme qui vive. L’église est pleine, c’est le jour des confirmations.

 GUANE (2)

  La place est entourée de petites échoppes d’artisanat ; le temps semble s’écouler ici bien doucement. Bien qu’aujourd’hui il y ait probablement plus de monde que d’habitude, c’est la quiétude qui qualifie le mieux ce lieu reculé. GUANE (1)

 Le tour du village est vite fait et nous nous asseyons, comme tout le monde, sur un banc sur la place en attendant le bus de 12H qui nous ramènera à Barrichara en une trentaine de minutes.

 Ce n’est pas que ce village soit très animé mais ici il y a quand même des véhicules qui y circulent.

 Nous repartons pour SAN GIL, et après un arrêt au supermarché, poursuivons la route vers le CANYON CHICAMOCHA. Elle est belle car entourée de végétation puis ensuite avec vue sur le canyon. Les montagnes sont pelées et rocheuses et l’eau au fond du canyon peu abondante.

 Nous rentrons sur le parking du parc pour la nuit car il est gardé ; en plus, il y a une belle vue sur le canyon. CANYON CHICAMOCHA (2)

CANYON CHICAMOCHA (4)

 

 Km au compteur : 67 222

Km du jour : 69

Altitude : 1 300 m

 

JEUDI 28 NOVEMBRE 2013

19° / 30° - Soleil /Nuages

Nous commençons par un petit tour pour admirer le canyon.

 La route va ensuite le suivre un certain temps nous offrant de beaux points de vue.

Puis nous rentrons dans une gorge où coule un petit torrent dans une belle végétation.

 La traversée de BUCARAMANGA, encore une très grande ville, ne sera pas facile puis nous poursuivons sur RIONEGRO, LA ESPERANZA, et nous arrêtons à SAN ALBERTO pour notre bivouac du jour. La route est fatigante car encombrée de poids lourds et nous n’avançons pas vite.

Nous nous installons encore une fois sur la place principale, près du poste de police. Ce n’est sûrement pas l’endroit le plus calme mais c’est sécurisé.  

Redescendus quasiment au niveau de la mer, l’atmosphère est lourde et humide.

 Km au compteur : 67 381

Km du jour : 159

Altitude : 150 m

 

 VENDREDI 29 NOVEMBRE 2013

22° / 31°/ 20° - Soleil /Nuages

En quittant la ville on tourne un peu en rond car on cherche une piste qui finalement n’existe que sur la carte. Nous voulons aller à Ocana mais il nous faut poursuivre par la nationale. Nous traversons une région de plantations de palmiers à huile apparemment, puis d’élevage. Pour une fois de longs tronçons sont à double voies avec terre-plein, et l’on peut faire des pointes à 60/70 km/H !  

 Juste avant AGUACHICA, nous bifurquons sur une petite route qui s’élève de nouveau en montagne, traversant RIO DE ORO puis OCANA.

Un peu plus loin, nous bifurquons au panneau « Los Estoraques 11 km » vers notre destination, La Playa. La route est entourée de cultures maraîchères, haricots, petits pois et surtout tomates. Nous traversons le village de LA PLAYA et atteignons le Parc LOS ESTORAQUES 1 km plus loin.

 Une grande esplanade est prévue pour le stationnement, avec même un point d’eau.

 Il n’est que 15 H mais le soleil s’est caché et à 1 400 m nous retrouvons 20°. Cela fait du bien d’avoir de l’air même si il faut mettre une veste.

Le décor est joli ; nous sommes entourés de formations rocheuses.

La fin d’après-midi sera consacrée au repos, nous verrons demain pour la ballade. C’est hyper calme ; à part les gardiens du parc qui passent discuter, nous ne voyons personne.

 

PARC LOS ESTORAQUES (7)

 

 Km au compteur : 67 528

Km du jour : 147

Altitude : 1 400 m 

 

SAMEDI 30 NOVEMBRE 2013

19° / 25° / 17° - Soleil /Nuages

Après une bonne nuit et un peu de nettoyage, nous partons explorer le parc. Il n’est pas trop aménagé mais on peut néanmoins y observer les belles formations rocheuses sculptées par les eaux. PARC LOS ESTORAQUES (2)

PARC LOS ESTORAQUES (6)

 Il y a peu de roches dures, c’est principalement un mélange sablonneux, ce qui explique que l’érosion ait facilement dessinée ces grandes cheminées. PARC LOS ESTORAQUES (4)

 A notre retour, le petit kiosque a ouvert. La femme nous fait goûter à 2 boissons locales dont l’une, fermentée, pas du tout à notre goût, et une autre aux fruits, bien meilleure.

Comme elle collectionne les pièces de monnaie, nous lui donnons quelques pièces en  euros et également d’autres pays d’Amérique du sud ; elle est très heureuse.

 En fin d’après-midi, nous rejoignons le village que nous avions juste traversé hier. Les rues ne sont pas larges et nous nous stationnons donc à l’entrée. A pieds, nous partons faire le tour des 3 rues ; elles sont déjà bien décorées pour Noël et les retardataires s’affairent à accrocher guirlandes et sujets de Noël. Quelle différence avec le Pérou et le Chili où nous n’avions rien vu de spécial pour les fêtes ; la Colombie est partout décorée et illuminée.   LA PLAYA DE BELEM (1)

LA PLAYA DE BELEM (2)

  En plus, pour fêter l’entrée en Décembre, une scène est en train d’être montée et il y aura de la musique ce soir. Nous reviendrons y faire un tour.

 Après dîner, nous retournons donc dans le centre, après s’être bien habillés car nous sentons le froid. En fait, c’est surtout qu’il y a une grosse différence avec les plus de 30° des jours précédents. LA PLAYA DE BELEM (5)

 Les maisons sont allumées et cela clignote de partout, c’est joli.

LA PLAYA DE BELEM (7)

Les gens sont dans les rues et il y a même un petit défilé avec musique et les enfants sont coiffés d’un bonnet de Père Noël pour fêter le passage au mois de Décembre. LA PLAYA DE BELEM (8)

 Un monsieur nous ouvre sa porte pour nous montrer sa crèche ; elle est immense et superbe avec des dizaines de sujets. Il a mis apparemment 8 jours à la monter.

LA PLAYA DE BELEM (6)

 Sur la place principale, l’animation a commencé. Des groupes de chanteurs, petits et grands, avec des musiciens, viennent interpréter des airs. Il y a 3 groupes, un pour chacune des rues du village. Ils ont dû oublier de faire des répétitions car c’est plutôt désorganisé mais c’est fait de bon cœur et l’ambiance est bon enfant.  

 Après un bon moment, nous rejoignons le camion et nous endormons en musique vu la puissance des enceintes. C’est quand même bien sympa de voir ce qu’est une fête de village colombienne.

 Km du jour : 0

 

DIMANCHE 1er DECEMBRE 2013

 18° / 22° / 35° - Soleil

Après ce bol d’air rafraîchissant, nous reprenons la route en sens inverse pour retourner sur la nationale et poursuivre notre montée vers la côte. A peine descendus de la montagne, la chaleur grimpe et atteint les 35° à midi. Il va falloir que l’on s’y fasse car nous allons cheminer dans une immense plaine désertique avant d’atteindre la mer située à encore 400 km.

 Le soir nous rentrons dans une petite rue en terre d’un village de bord de nationale pour chercher une place pour dormir. C’est tout petit et un habitant nous fait garer le long des arbres. Comme toujours, les enfants accourent, persuadés que nous avons des animaux. Comme nous ne les laissons pas entrer, les questions durent longtemps et ils continuent à nous parler par les fenêtres jusqu’à ce que Jean-Marc se décide à ressortir. Ils sont curieux mais gentils.

 Km au compteur : 67 648

Km du jour : 120

Altitude : 150 m 

 

LUNDI 2 DECEMBRE 2013

 25° / 35° - Soleil

Une grande journée de route nous attend mais c’est bien, la route n’est pas mauvaise et nous avançons un peu sur la carte ; la mer se rapproche.

 Nous sommes sur un immense plateau avec pas grand-chose à voir ; c’est peu habité ; des pâturages, des plantations de palmiers à huile par endroits, sinon de l’herbe et des petits arbustes.

 Heureusement le bord de route est arboré et nous circulons assez souvent à l’ombre, ce qui ne nous empêche pas d’avoir très chaud.

 Après avoir passé CURUMANI, nous prenons la direction de VALLEDUPAR. La route longe le Vénézuela et les bords de route sont pleins de vendeurs de combustible à prix très bas. N’ayant pas confiance dans la qualité et la propreté du diesel, nous préférons ne pas en profiter. Cela paraît être l’activité principale de la région qui ne semble pas très riche. Les magasins, les restaurants sont plus simples ; nous retrouvons des motos-taxi ; malheureusement cela devient aussi plus sale avec de nombreuses décharges en bord de chaussée.

 Une dernière bifurcation, et nous nous arrêtons à EL MOLINO, une petite ville où, comme d’habitude, nous nous installons sur une place près d’une église. Le coin n’est pas commerçant, il ne devrait donc pas être trop bruyant.

 Si tout va bien, demain nous devrions atteindre la mer des Caraïbes ; un nouveau paysage à découvrir …

 

 Km au compteur : 67 934

Km du jour : 286